Les Cahiers de Martine

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Méditations "sur la Bible"

... quand la Bible parle...


A cause de Son Nom !

A cause de Son Nom

 

Pour ceux qui me connaissent, vous savez à quel point j’aime ce Livre et bien que je prenne grand plaisir de lire d’autres livres, pour ce qui est de la lecture de la bible, c’est une véritable passion qui s’est emparée de moi depuis plusieurs années.

 

En ce mois de juillet 2010, mes lectures bibliques soulignent un fait parmi les vérités bibliques de base, ce qui m’a amenée à réviser un point d’ancrage de ma foi, en particulier dans la prière et l’intercession.

Et depuis une semaine, l’Esprit semble m’inviter à le partager avec vous sous ce titre – qui résume tout :

 

… à cause de Son Nom…

 

Nous savons tous que tout ce que nous faisons est à cause du Nom de Jésus et pour la gloire du Nom de l’Eternel, que tout lui appartient, tout lui revient, tout lui est dû. Ce n’est pas un scoop… (!)...

 

Mais j’ai pris conscience que c’est aussi à cause de Son Nom que Dieu agit, que Dieu intervient, que Dieu répond, que Dieu punit, que Dieu délivre, que Dieu se manifeste.

 

Oui, je suis appelée à prier, à obéir, à suivre, à écouter, à me soumettre aux commandements du Seigneur, mais ce n’est pas à cause de ma discipline, de mon honnêteté, de ma gentillesse ou même de mon zèle dans le service ou l’évangélisation, que Dieu répondra à ma prière et bénira ma famille ou mon église.

 

Tout cela, je dois le faire parce que je l’aime et le reconnais comme mon Seigneur… mais pas pour obtenir miséricorde, car Dieu fait miséricorde à qui il veut et c’est Lui le Seigneur. Quelqu’un disait récemment – je sais plus si c’est à Genève ou au Québec – qu’il n’est pas tout à fait juste d’inviter les gens à accepter Christ comme Sauveur d’abord et comme Seigneur ensuite… car qui pourrait reconnaître la capacité de sauver et d’en avoir l’autorité, en quelqu’un qui n’a aucun pouvoir, qui n’est pas reconnu comme LE Seigneur de l’univers – et de sa vie ?

 

Alors la première chose à définir dans nos vies, c’est qui est mon Seigneur pour prendre conscience que TOUT dépend de Lui et tout est POUR Lui.

 

1 Samuel 12:22

L'Éternel n'abandonnera point son peuple, à cause de son grand nom, car l'Éternel a résolu de faire de vous son peuple.

 

C’est l’Eternel qui a résolu de faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Oui, c’est notre choix de le "laisser faire", mais c’est surtout SA résolution de se former un peuple pour régner avec Lui. Combien de fois n’ai-je pas limité Dieu dans ma vie à cause de ma petitesse, oubliant que c’est LUI qui a résolu de faire de moi son enfant.

 

Psaume 79:9

Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, et pardonne nos péchés, à cause de ton nom !

 

L’ancien testament regorge de textes où l’on voit que Dieu agit afin de ne pas souiller son Nom.

Combien de fois ne l’ai-je pas limité en comptant mes fautes, défauts et faiblesse, oubliant que c’est LUI qui veut se glorifier dans ma vie.

 

Psaume 109:21

Et toi, Éternel, Seigneur ! Agis en ma faveur à cause de ton nom.

 

Oui j’ai besoin de SON intervention, oui j’ai besoin de SA faveur, mais NON pas à cause de moi sa petite brebis ou son grand serviteur puissant, mais toujours à cause de son nom.

Combien de fois n’ai-je pas craint Lui demander une faveur, alors qu’Il veut me faire grâce à cause de son nom.

 

1 Jean 2: 12

Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom.

Oui l’Amour de Dieu est tel qu’Il nous a donné son Fils (Jean 3 :16) - pour nous sauver mais Jean vient ici nous rappeler que si nous sommes aujourd’hui des pécheurs pardonnés, ce n’est pas pour faire bien dans le paysage de nos églises ou pour notre bonne petite vie chrétienne, mais c’est à cause de son nom.

 

Alors qu’est-ce que cela peut bien changer dans ma prière personnelle ou dans l’intercession pour ceux qui se recommandent à nos prières parfois empreintes de doutes, de manque d’assurance ou de recherche de la volonté de Dieu ?

 

Le doute est-il permis lorsque nous réalisons que Dieu n’agit pas « juste pour nous faire plaisir » ?

Le doute est-il possible lorsque nous découvrons que Dieu veut répondre à cause de son nom et comme Il le voudra, au temps qu'Il a marqué par Lui et non plus à cause de nos besoins même les plus légitimes ? 

 

Cela pourrait-il transformer la dimension de notre foi si elle est ancrée non plus dans la réalité des besoins que je soumets à Dieu dans la prière, mais ancrée dans le fait de soumettre ma volonté à celle – première de l’Eternel – qui consiste à glorifier Son Nom, manifester Sa puissance à cause de son nom et non plus « pour moi » ni même pour ceux que j’apporte à ses pieds ?

 

Quand je jeûne, quand je prie, quand j’intercède pour le salut de mes bien-aimés, « Seigneur tu vois combien je les aime, tu vois depuis combien de temps je prie, tu vois combien je souffre pour eux, s’il te plaît honore ma foi »… Oublierais-je que c'est LUI qui les a aimés le premier ? Ne devrais-je pas proclamer face à l'adversité qu’Il VEUT sauver, guérir, pardonner, secourir tous ceux pour qui je prie à cause de son nom ?

 

Cela va beaucoup plus loin que de simplement terminer notre prière « au Nom de Jésus », c’est reconnaître qu’il va répondre de son amour, de sa fidélité à sa parole, mais surtout à cause de lui !

 

La prière enseignée par Jésus dans Matthieu 6, n’est-elle pas précisément le rappel que TOUT D’ABORD, Dieu exauce celui qui reconnaît son Père comme étant au-dessus de tout et que son règne doit être établi, reconnu non seulement dans le ciel mais ici-bas sur terre et dans nos vies.

 

Lire Matthieu 6, les versets 7 à 10.

Verset 7 : En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

Bien sûr, Dieu connaît nos cœurs. Il sait combien nous avons besoin d’en déverser nos fardeaux, mais Jésus lui-même place Dieu au cœur de la cible de mon intercession et c’est alors que ma foi est nourrie, fortifiée, car recentrée sur Celui qui règne et qui n’a qu’un seul désir, c’est de répondre à la prière de la foi à cause de son Nom.

Amen.


24/10/2015
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Décider de reconnaître qui est Dieu

et vous reconnaîtrez que je suis l'Eternel votre Dieu...

Paroles retrouvées pratiquement dans TOUT l'Ancien Testament

 

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 « bonheur perdu »… « paradis perdu »… « idéal perdu »…

 

 

Plusieurs catégories de personnes seront interpellées par ces réflexions, à différents niveaux de compréhension ou de réceptivité.

 

  1. les célibataires

-          endurcis malgré eux

-          en recherche ou attente du conjoint idéal

-          fiancés et remplis d’espérance

 

2. les couples

-          mariés et épanouis

-          mariés et désenchantés

-          divorcés endurcis

-          divorcés, remariés

 

Chacun, à sa manière appréciera avec objection ou approbation, selon son vécu, selon ses attentes et selon ses convictions.

 

Si ma référence remonte au plan originel divin pour l’homme et la femme, je ne saurais échapper à la réalité de la société dans laquelle je vis, pas plus qu’à ma réalité personnelle de femme mariée, divorcée et remariée.

Toutefois, mon but essentiel est de poser noir sur blanc quelques réflexions résultant de mes lectures bibliques de ces dernières années et plus particulièrement de ce mois de janvier 2010.

 

Chaque être humain a dans le cœur un but, une attente, un idéal à atteindre dans sa vie personnelle autant que publique. Cet idéal pourra s’illustrer sous diverses expressions, termes ou mots à « poser » selon son origine culturelle et socioreligieuse.

Pour ce qui me concerne, mon arrière-plan chrétien me ramène immanquablement à mes origines judéo chrétiennes, c'est-à-dire à ce qui est écrit dans la bible, ces Saintes Ecritures faisant référence et autorité sur ma vie. Mais pas seulement.

 

Lorsque je vois, j’entends, j’écoute ou je lis tout ce qui se dit sur le sujet dans le monde actuel de l’Orient à l’Occident, du Nord au Sud, je ne peux que constater que le rêve de tout être humain est d’être heureux, épanoui et réussir sa vie. Ceci me ramène à une vérité biblique : nous sommes tous formés de la même pâte, issus du même créateur.

 

Quant à moi, mon Créateur est le « Je Suis » de la Bible, le Dieu éternel et l’Eternel Dieu, celui qui n’a ni commencement ni fin et qui est à l’origine de toute vie sur terre. Libre à chacun d’y appliquer son créateur ou son origine, au final je ne serais pas étonnée de constater que nos réflexions sont peu ou prou les mêmes.

 

Que dit donc mon Créateur au sujet de l’être humain qu’il a créé homme et femme ? Quel était son plan idéal pour moi ? Qu’est-ce qui a fait que le plan ait échoué ? Où faut-il remonter pour trouver la faille ?

A Adam et Eve, certes.

 

Mais ils semblent si lointains, appartenant à une tradition dont la plupart se sentent étrangers, voire exclus qu’il apparaît difficile d’appliquer leur exemple à notre vie telle qu’elle se déroule en 2010.

 

Et pourtant ! C’est encore dans leur installation sur terre que je vais essayer de puiser les instructions utiles à mon développement de femme du 21ème siècle.

 

Lorsque Dieu a constaté que l’homme avait besoin de son semblable pour être pleinement heureux sur terre, Il n’a pas créé un jumeau, ni un clone, copie conforme de ce premier homme nommé Adam.

 

Se serait-il trompé en choisissant un être aussi différent et complexe que la femme ? Aurait-Il cherché à compliquer la vie sur terre ? Je suis convaincue que non et ce ne sont pas les couples heureux et épanouis dans leur amour qui me contrediront et – malgré les apparences et les statistiques – ils seraient nombreux à confirmer que le choix divin est grandiose et parfait !

 

Les premiers chapitres de la Genèse biblique nous rappellent le mode d’emploi remis entre les mains des premiers utilisateurs de la vie, afin qu’elle soit belle et en parfaite harmonie avec toute la nature créée pour eux.

Outre des instructions pratiques sur la gestion de la terre et des fruits qu’elle produira, des animaux et de leur propre relation qui consistait à n’être qu’un, le point crucial de leur condition de vie consistait à demeurer dans la présence de Dieu, en accord avec Lui par l’obéissance et la dépendance totale du Créateur.

 

Si on se place sur un plan originel il est facile de comprendre que tel un potier, le divin Créateur ne souhaitait pas voir son œuvre tomber dans le précipice de son ignorance pour être brisé et voler en éclat. Il avait non seulement prévu l’arbre qui devait être le signe de l’obéissance de ses créatures, le moyen de confirmer son alliance par l’acceptation volontaire et reconnaître ainsi que Dieu est l’Eternel, Créateur du ciel et de la terre dont toute forme de vie tirait son origine, mais Dieu avait également prévu l’arbre qui avait le pouvoir de donner la vie, la santé, la vigueur et le bien-être pour l’éternité, à la seule condition de le reconnaître comme Dieu, donc de vouloir lui être agréable.

 

Nous connaissons la suite et les conséquences de cette seule exigence non respectée.

 

Et pourtant, si Dieu s’est vu obligé de chasser Adam et Eve du Paradis et d’en fermer l’accès à cause de l’arbre de vie, c’est encore là une preuve de son amour, de son attachement envers ses créatures, afin qu’ils ne deviennent pas éternellement malheureux et séparés de Lui, ce qui serait arrivé s’ils avaient pu consommer de cet arbre-là.

 

Toute la suite de l’histoire biblique démontre la volonté divine de ramener l’être humain en Sa Présence, de lui redonner sa place à ses côtés et de le rétablir dans son identité originelle de fils et filles du Dieu Créateur.

 

Et toute l’histoire humaine de ce lointain passé n’a pas changé : le choix de reconnaître – ou non – que Dieu est le Créateur du ciel et de la terre de qui toute vie sur la terre tire son origine et son appartenance.

 

Cela se traduit par mes choix d’aujourd’hui, de faire ce qui me plaît à moi d’abord, ou de placer Dieu au-dessus de tout et surtout de mon moi.

 

Je n’ai pas à imiter Eve en reportant sur l’autre la faute et la responsabilité de mes échecs.

Je n’ai pas même à craindre que le serpent ne vienne me suggérer de faire autre chose que ce que Dieu a dit, car Dieu m’a créée avec la capacité de décider et de confirmer chaque jour en qui j’ai cru et en qui je veux croire encore aujourd’hui. Qu'Il en soit LUI seul glorifié, magnifié et adoré !

 

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23/10/2015
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Equilibre divin

A partir de Actes 27

 

De par mon éducation bien suisse plus que par mon vécu plutôt chahuté… j’ai toujours été et je le suis plus que jamais, très attachée à l’équilibre que le Seigneur nous enseigne dans sa parole.

 

Au propre et au figuré, j’ai vécu ce qu’on pourrait qualifier de vie sinon déséquilibrée, tout au moins troublée… Et de par mon apprentissage de la vie d’église dans un mouvement pentecôtiste où l’Esprit de Dieu était le directeur à condition que ses envoyés n’annoncent pas autre chose que ce qui était écrit… parallèlement et pourrait-on dire, paradoxalement éduquée par une maman d’origine calviniste pour qui « chaque chose devait être à sa place » j’ai tôt fait de comprendre que l’équilibre était la seule chose sur laquelle j’aurais à travailler ma vie durant… et la vie m'a permis d'en vérifier la nécessité à de multiples occasions d’en mesurer le bien-fondé pour ma vie chrétienne.

 

Heureusement, il y a la Parole de Dieu… parole de notre Dieu en qui l’équilibre est assuré. Ce Dieu créateur de l’univers au travers duquel il a révélé à quel point son sens de l’équilibre tient tout parfaitement bien orchestré...

 

En cet été de « croisière en méditerranée »… j’ai littéralement été emmenée en pleines eaux et j’ai largué les amarres en me posant quelques questions d’ordre touristique sur l’effet que produit en nous le mot « méditerranée ».

 

Voici quelques attraits que les flots bleus de cette belle mer nous inspirent en répondant à une simple question « qu’est-ce que le mot Méditerranée évoque pour nous » :

soleil – vacances – sable – plage – chaleur – détente – loisir – croisière

découverte – voilier – accents italiens – musique etc…

 

Maintenant si je dis Mer du Nord… qu’est-ce que cela évoque ?

Pays nordiques à découvrir – brouillard – grisaille – froid ou fraîcheur – fjord

banc de glace – yeux bleus et cheveux blonds – etc…

 

On peut adhérer ou pas à ces clichés en fonction de ce qu’on a eu le privilège de découvrir tant dans le sud que dans le nord, n’empêche que ce sont presque toujours des clichés qui ne reflètent pas forcément la réalité ni l’absolu le plus total.

 

Or avec Dieu et au cours de cette croisière en Méditerranée, nous pouvons voir à quel point « l’absolu de Dieu » dépasse nos clichés et nos critères de l’équilibre… Il ne fait pas tout à fait les choses « comme on aurait pensé »… rien que le fait d’être chrétiens pourrait nous permettre de dire « qu'on a été payés pour le savoir !... »… !

 

Le chapitre 27 des Actes qui se situe entre le ch. 26 et 28… c’est une évidence totale et ça c’est de l’absolu, on peut le vérifier… Plus sérieusement, ce récit se situe entre le moment où Paul a été accusé par certains juifs de causer des troubles dans le peuple… et 14 jours plus tard, son accostage fortuit sur les rives de la belle île de Malte. (Soit dit en passant, le chapitre 28 est le dernier Acte des apôtres qui nous soient relatés). 

 

Pour répondre à l’accusation des juifs, Paul se réclame de la justice de l’Empereur pour se défendre. Ce qui peut être surprenant, venant d’un homme qui ne craignait que la Justice de Dieu. Mais nous savons que Dieu avait utilisé ce moyen pour permettre à Paul d’arriver à Rome et d’y accomplir la tâche que nous connaissons aujourd’hui. Imaginez s’il n’avait jamais pu s’adresser aux Romains… et NOUS aurions été privés de sa lettre aux Romains où tout le plan de salut des Juifs et des non-juifs est exposé avec tant de détails et de richesses ! Encore un signe de l’équilibre de la parfaite science de notre Dieu !

 

Et puis, ce qui n’est pas négligeable en soi… Paul a pu ainsi voyager aux frais de la princesse dans ce qui aurait pu être une magnifique croisière dont nous rêvons encore aujourd’hui !!!  

 

Lisons-le – Actes 27 en entier.

 

La Mer Méditerranée n’est pas toujours cette belle mer d'un bleu azur où les vagues ressembleraient à notre beau Léman… et dans ce récit elle n’avait rien à envier à l’Océan !

 

Pourquoi faut-il donc si souvent que Dieu emploie des méthodes aussi foudroyantes qu’impressionnantes pour nous conduire là où IL VEUT… ? N’aurait-Il pas pu au contraire, les faire voyager tranquillement poussés par un vent moyen… équilibré… juste assez fort pour faire avancer le navire… mais pas trop pour sombrer… ?

 

Il est le Dieu des éléments ou bien quoi ?...

 

Revenons à notre navire… Dieu, n’aurait-Il pas pu les conduire à bon port sans aucun détournement ?

D’ailleurs, à Bon Port, ils y sont passés et n’ont pas accepté d’y rester… eh bien voilà ils sont punis…. !, en aurions-nous conclut (!) ?

Et ce grand Dieu, n’avait-Il pas la capacité de tout programmer d’avance sur la base d’un beau planning effectué par la cour de l’Empereur – avec une petite halte bien tranquille sur les plages de Malte… (?)

Je suis convaincue que OUI.

 

S’Il est ce Dieu de l’Equilibre avec un grand E – qui fait que notre monde tienne sur sa base à « un fil près »… pourquoi ne nous fait-il pas vivre sur une mer bleue, calme et paisible ? Pourquoi laisse-t-Il les flots envahir notre barque ?

 

On ne peut lire ce texte sans penser à une autre tempête et une barque malmenée par les flots que Jésus a calmés d’un mot… N’avait-Il pas un enseignement à donner à ses disciples pour nous encore en cet été 2007 ?

 

Imaginons notre navire en partance pour Rome… certes il s’y trouvaient des prisonniers – de la racaille humaine – mais aussi du ravitaillement pour les grands de Rome, et des personnes "de valeur", tout du moins le capitaine et le propriétaire du bateau… Ce bateau, ses occupants et sa cargaison avaient de la valeur. On peut aisément penser que pour certains passagers, cela représentait une belle occasion de voir du pays, d’admirer la Belle Bleue et de se couler quelques jours heureux… De loin, ces gens n’auraient pas souhaité être sur la Mer du Nord où le froid les attendait, avec de violentes tempêtes prévues d’avance !

 

Et pourtant… le cliché de la mer Méditerranée, l’une des plus petites mers au sein de laquelle la navigation semble bien plus sûre qu’ailleurs… ce cliché s’éteint. Sur l’écran ne reste plus que le froid, la peur et l’angoisse jusqu’à la certitude de mourir. (v. 20).

 

C’est ça l’Equilibre de Dieu ?

Battus, vaincus, abandonnés, misérables ?

Sur quelle mer navigues-tu en ce moment ?

A quels vents fais-tu face ?

 

Dans quel navire t’es-tu embarqué depuis trop longtemps maintenant ?

 

« Je me suis trompé » - « j’ai fait fausse route » - « quel péché ai-je commis ? »

 

Souvenons-nous de la réaction des compagnons de voyage de Jonas dans le bateau à deux doigts de chavirer… ne cherchaient-il pas « à qui était la faute » pour qu’une telle tempête fasse ainsi rage ?

 

Nous lisons aux versets 7+8 « le vent nous a empêchés… » v. 14 : « un vent violent… » v. 18 "la tempête nous secouait violemment…"

V. 27 : "...14 nuits d’épouvante"… est-ce ça « être dans la volonté de Dieu ? »… subir les vents contraires, les outrages et les contretemps ?

 

Qu’aurions-nous pensé à la place de Paul ? « j’ai peut-être commis une faute d’exiger de voir l’Empereur…je n’aurais pas dû… ou j’aurais dû insister pour demeurer à Bons-Ports près de Lasée…Si j’avais su… e patati e patata… » ???

 

« Cherchez l’erreur ! » ne dirions-nous pas ???…

 

Combien de fois ne t’es-tu trouvé dans une situation où tous les vents étaient contraires au point de te convaincre que tu avais commis une faute ?

Ou alors n’as-tu pas entendu les vertes représailles de ton entourage te dire « qu’il n’aurait pas fallut »… (?)

 

Notre ami Job n’était pas sur un bateau, mais sa vie sombrait de toute part, plus rien ne restait debout ni à sa place.

Plus rien n’était « propre en ordre » comme on aime voir les choses dans notre bonne patrie.

 

Et si être dans la volonté de Dieu c’était aussi cette apparence de désordre, de dérive où tout va à vaulau… ? "ce fichu cheni" qui nous envahi ? Peut-il être voulu par Dieu ? ».

 

Attention… quand j’évoque le désordre ou la dérive qui pourrait parfois faire partie du plan de Dieu, je ne parle pas du péché, de l’impureté et de la désobéissance à sa Parole. On s’entend bien là-dessus, du moins je l’espère…

 

Pour avoir passé par ce désordre-là, et avoir goûté à l’extraordinaire Grâce du Seigneur, JAMAIS je ne me permettrai de dire que le Seigneur « veut que nous péchions pour nous en sortir »… Dans sa grâce IL nous rejoint là où nous en sommes pour nous EN SORTIR mais pas pour nous approuver et nous passer la main sur la tête en nous disant « c’est bien mon enfant, maintenant tu connais ma grâce ! »… NON !

 

Cette parenthèse étant fermée, je pense que vous comprenez à quel type de désordre je fais allusion en évoquant la possibilité que Dieu, dans son extrême sagesse et sa connaissance de ce qui va advenir de ces étapes chamboulées de nos vies… peut vouloir en arriver à des extrêmes, aux relents de tempête au point de nous faire chavirer.

 

Revenons un instant dans ce navire et imaginons ce qu’a été le ressenti des passagers lorsque (v. 39 à 41) ils aperçoivent une baie, un banc de sable. Ils ne savent pas que c’est une île, mais ils espèrent pouvoir accoster. Ils sont tout près du salut… Mais rien n’est encore gagné… le bateau se brise… et les soldats veulent tuer les prisonniers qui auraient réchappé de la tempête mais ne méritaient pas de vivre… (?)… quels auraient été nos sentiments ?

 

« trop beau pour être vrai »… « impossible ! »… « on n’y arrivera jamais ! »…

« le Seigneur lui-même ne peut plus rien pour moi ! »…

La douleur est trop forte ; le chagrin submerge tout ; la fatigue l’emporte ; la force manque ; le diable est trop fort ; plus rien ne va plus ; seule la mort pourra me sortir de là !

 

Peut-être n’êtes-vous jamais arrivés si profondément dans la tourmente, réjouissez-vous’en !

Peut-être en êtes-vous qu’aux premières vagues vous aspergeant sur le pont et seul un petit frisson vous saisit avant de rentrer dans une cabine pour vous mettre à l’abri « en espérant que ça ira mieux »…

 

Où que l’on soit dans cette croisière de la vie… sur la Mer du Nord pris entre les glaces ou sur les Caraïbes un verre de Ti-punch à la main… souvenons-nous que le Dieu de l’équilibre permet parfois, ou utilise ces grands écarts dans nos vies pour nous ramener à une raison :

 

Dieu est Souverain, Il fait pleuvoir, venter et chavirer… mais il déroule aussi les rayons du soleil sur nos têtes brûlées… pour nous faire sentir la chaleur de sa présence en toutes circonstances !

 

Je vous souhaite une bonne suite de croisière après avoir été restaurés par la Parole du Seigneur, auprès du feu de la joie de sa présence par ce texte :

 

« et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins et ne permettra pas que l’épreuve aille au-delà de votre force ! »

 

été 2007/martine


20/09/2015
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Matin d'automne

 

Ciel gris

 

ciel gris.jpg

 

Ma lecture de ce matin d'octobre 2003 - le Psaume 9 - me rappelle combien la nature est parfaitement équilibrée...

Elle est aussi belle dans cette matinée de grisaille automnale où plus aucun contour ni relief n'est visible... où tout est informe et "vide"... que dans la merveilleuse matinée d'hier où toutes les couleurs composées de poudre d'or et de pourpre sur fond de verdure encore présente, où les lisières des collines se dessinaient sur le bleu intense d'un ciel sans nuage...

 

Oui nos yeux s'émerveillent davantage devant les belles couleurs sur fond bleu azur que sur la pluie englobant toutes choses et que le brouillard voile les contours connus et insoupçonnés des arbres ou montagnes, en privant nos yeux des couleurs qui s'offrent "normalement" à nous!

 

Pourquoi donc une telle tristesse s'empare-t-elle des humains lorsqu'il fait gris? Pourquoi est-ce donc si difficile d'admettre que c'est "aussi du beau temps"?

 

Certes nous n'ignorons pas que la pluie est nécessaire, bienfaisante... que le froid est purifiant et régénérant et pourtant moins cela durerait, mieux cela serait... n'est-il pas ?

 

La suite de la lecture de ce Psaume met en exergue la grandeur et la beauté de la loi de Dieu.

 

Alors là c'est plus difficile pour nous! Oui on lit, on chante, on redit la justice et la droiture de Dieu dans toutes ses lois: mais il nous est impossible de l'accomplir!

Sans Christ nous n'aurions pas pu nous relier à Dieu, satisfaire à ses lois et en chanter la grandeur!

Je me mets à la place du psalmiste - encore sans Christ - et qui devait bien lutter pour trouver la force de rester intègre et juste.

 

Certes Dieu dans sa miséricorde avait mis en place des moyens de rétablir la connexion entre les hommes de bonne volonté et Lui.

Par des rites, des sacrifices qui étaient déjà des actes de foi fixés sur la bonté de Dieu pour leur pardonner leurs impairs et leurs égarements.

 

Mais nous, aujourd'hui, en Jésus-Christ combien il est bon de se savoir graciés et justifiés par lui et sans cesse "arrosés" par son Esprit pour maintenir le cap sur le but : la progression de notre marche avec lui, de progrès en progrès, de victoire en victoire et de gloire en gloire avec lui et plus jamais seul !

 

Cet "arrosage" ne serait-il pas comparable à la grisaille de ce matin, où tout est voilé, caché, où plus rien n'apparaît dans notre entourage habituel? N'est-il pas besoin de recevoir cette pluie bienfaisante, ce "refroidissement" purifiant sur nos vies dans un "entourage bouché", cachés derrière le brouillard parfois rebutant mais ô combien utile pour ne plus voir autre chose que le dispensateur de notre renouvellement, ne plus ressentir autre chose que cette pluie bienfaisante du St Esprit, sans diversion, car parfois divertis même par la beauté de ce qui nous entoure, nous en oublions la plénitude de l'Esprit par lequel nous pouvons être renouvelés et inondés, trempés (détrempés même) dans un bain de guérison, de libération et de reconsécration.

 

Les yeux fixés seulement sur Celui qui envoie cette onde merveilleuse et indispensable à notre vie spirituelle, pour mieux voir ensuite la magnificence de ses oeuvres dans la nature, dans le cœur de nos prochains, dans nos vies ?

 

Oui en ce matin d'automne, je demande au Seigneur de m'aider à accepter de demeurer un instant dans un brouillard me voilant ce qui me distrait pour mieux rester disponible et réceptive à sa pluie régénératrice dans la terre parfois desséchée de mon coeur.

 

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23/10/2015
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SA Grâce me suffit !

« Ma Grâce te suffit »

 

La lecture du feuillet de ce matin 17 mars 2004 m’invite à méditer Esdras 8 : 22 « La Main de notre Dieu s’étend favorablement sur tous ceux qui le cherchent »

 

Or, depuis quelque temps j’ai pris l’option de ne plus permettre à l’ennemi de venir me souffler à l’oreille : « le cherches-tu assez ou vraiment ou comme il le faut… », le tout suivi d’une liste de rappels où je n’ai pas fait ou agit comme il le faudrait… En fait « est-ce que j’en fais assez ? »

Certes, je demande pardon au Seigneur pour ces « fois-là » mais je reviens vers Lui en me souvenant que je ne peux pas atteindre la perfection de cette communion ici bas, car je suis humaine et que mes manquements reviendront toujours interférer ma connexion avec Lui.

 

Mais le salut de Dieu offert en Christ n’est pas limité par mes imperfections. Et dans le salut, il n’y a pas que le salut de mon âme pour l’éternité à vivre avec Lui, il y a aussi ma santé d’aujourd’hui, la paix de maintenant et le bonheur de vivre pleinement libérée de tout ce qui m’entrave au quotidien.

 

Je voudrais me dire « à bas cet orgueil du « toujours vouloir bien faire » ; finie cette façon « d’expliquer la non-réponse de Dieu… à cause de moi ou de mes manquements. » Car c’est alors ramener sa puissance à ma bassesse au lieu d’élever ma foi à sa puissance !

 

Les vertiges dont je souffre depuis plusieurs mois m’entravent et je n’en peux plus !

 

Le texte de Paul (ou plutôt de Dieu à Paul) « Ma Grâce te suffit » m’a soutenu très souvent dans les non-réponses aux prières pour ma guérison.

 

Mais aujourd’hui c’est comme un éclairage nouveau et je voudrais faire un pas de plus et redire :

« Seigneur, je te prie simplement que ma vie te glorifie »

 

Car cette Grâce dont jouissait Paul pour l’aider à supporter « on ne sait quoi », je la connais et j’en jouis pleinement.

 

Quand je m’en rappelle, je suis inondée de sa joie et l’Esprit de Dieu m’envahit de reconnaissance au point que les douleurs, la fatigue, les vertiges fondent comme neige au soleil et semblent disparaître ou deviennent si insignifiants que je suis heureuse « malgré la souffrance » et ça c'est totalement surnaturel, un effet de SA Grâce.

 

Mais si je suis née d’esprit par le salut en Christ, je suis encore dans ma chair et quand le moment de l’onction est passé, et que j'ai mal, je retombe dans les méandres de cet état physique lamentable.

 

Or, à ce moment-là ma vie ne glorifie vraiment pas le Seigneur. Mes entraves sont autant de freins dans mes actes, mes engagements, et même dans mon adoration pour Dieu.

 

Quant à l’apôtre Paul, je ne vois nulle part dans les récits de son ministère que l’écharde dont il a dû accepter une souffrance certaine, ne l’aie arrêté ou stoppé dans sa vie. Au contraire elle apparaît dans ce texte comme un sujet dont Dieu se glorifie. Et Paul pouvait alors se réjouir de la Grâce divine et s’en contenter…

 

Pour ce qui me concerne, lorsque je flanche, lorsque je n’ai plus la force (physique) ou le courage (moral et spirituel), pour me lever et rejoindre mes frères et sœurs aux réunions, au groupe féminin, à une soirée louange, aux études bibliques ou au culte : je ne crois pas que c’est juste et qu’ainsi ma vie glorifie Dieu. D’autre part, privée de la communion avec l’église, je réalise à quel point ma foi s’étiole vite et comment je glisse vers le bas et force m’est de constater qu’à chacune de ces occasions, le diable a gagné une bataille.

 

Et c’est là ma prière :

« Seigneur, fais ce que tu veux de ma santé, mais ne permets pas à l’ennemi de l’emporter. Aide-moi à te glorifier dans ma vie pour accomplir les simples faits et gestes d’un être vivant ».

 

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Deux semaines plus tard, en ce jeudi 1er avril 2004, c’est avec plus d’insistance encore que je répète ma prière qui est devenue une sorte de soupir perpétuel : « Seigneur, je veux que ma vie te glorifie »

 

- oui, le « je veux » m’est ici autorisé ; contrairement au bon savoir-vivre ou savoir-demander, je réalise que les formules polies « je voudrais que »… ou « aide-moi à » me procure une certaine marge d’erreur ou d’impossibilité, donc accréditent un échec possible à ma prière.

 

Or je sais trop bien que c’est impossible par moi-même de glorifier Dieu dans ma vie.

Mais je sais encore mieux que dès le jour où cette prière sera exaucée, « tout le reste en découlera naturellement » !

 

- Oui Seigneur, quand ma vie te glorifie, quand « moi » je disparais de la scène de ma vie pour te faire une place totale alors là ton action est libérée, car toi tu sais et tu connais mes besoins, mes aspirations, mes souhaits et ce ne sera plus ma prière qui obtiendra un exaucement, mais ta vie en moi qui créera tout ce qui est à créer, (ou recréer).

 

Ce matin – une fois de plus – je voudrais être un peintre pour reproduire ce que je comprends dans le « simple » fait que ma vie te glorifie :

         dans mes actes – mes pensées – mes désirs – mes attitudes – mes paroles – mes regards, dans le « tout moi ».

 

Alors rien ne pourra faire opposition au développement de ta Grâce infinie et mon être te sera naturellement offert et disponible à ton action, à ta volonté.

 

Si bien que ma santé, mes douleurs, mes vertiges, mes fatigues, mes craintes, mes complexes, mes attentes, tout ce qui me fait balbutier de multiples prières pour ma vie, pour mon couple, pour mes enfants, ma familles et mes amis :

 

TOUT te sera directement soumis et ma vie te glorifiera à partir du moment où toute frustration, déception et lassitude disparaîtront – ce qui ne peut pas se faire en dehors de toi – alors Ta Gloire reflétée et jaillissante sur moi sera comme une source d’eau claire, pure et riche de tous les oligos éléments donnant vie, force et joie, et ma vie sera au bénéfice de cette source porteuse de santé, foi et bien-être par laquelle ton amour pourra se manifester dans tous les détails de mon quotidien !

 Oui Seigneur, je veux que ma vie te glorifie !

 

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24/10/2015
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