Les Cahiers de Martine

Les Cahiers de Martine

Réflexions sur des sujets sensibles

La mort... les opinions sensibles... l'homosexualité... etc...


Bénédictions divines et miracles

Les bénédictions divines = mirages ou miracles ?

 

Depuis quelques années je me rends compte à quel point l’attente des croyants ne se trouve pas toujours rejointe...

 

On parle beaucoup de la guérison divine et mon sujet ici n’est pas tant celui de la foi, que de l’atmosphère dans laquelle LA FOI est exercée par les croyants. Comment est-elle perçue par leur entourage, ou redoutée par les sceptiques ?

 

Dès qu’on évoque la foi de quelqu’un qui s'attend à un miracle de Dieu, c’est comme si l’icône d’un saint auréolé se profilait au milieu d’un terrain hostile, où des vents contraires soufflent dans tous les sens pour lui faire perdre son auréole dérangeante envers celui qui doute et qui n’entrevoit qu’une issue négative face à une maladie grave qui conduira  le malade vers une mort certaine.

Dommage que je ne sache dessiner, car j’aimerais l’illustrer ici cette « figure de saint » qui marche à contre-courant, se heurtant à l’incrédulité des autres "aux gens de peu de foi"… Icône collée parfois aux chrétien qui confessent leur confiance et leur foi en Dieu au cœur de l’épreuve…

 

Et puis, malheureusement à mon avis, certains croyants donnent cette triste impression d’être « à part », décalés, irréalistes, vivant sur un nuage et non plus sur terre. 

 

Qu'est-ce qui procure cette « foi invincible » du croyant qui s’appuie sur La Bible en affirmant que « tout est possible à celui qui croit » ? Parce que le Dieu de la Bible est le Dieu de l’impossible, Celui qui est capable d’opérer des miracles depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui.

Et moi, je crois en ce Dieu-là. Je crois qu’Il est Le Tout-Puissant et qu’Il opère des choses extraordinaires qui nous surprendront toujours, qu’on ait la foi ou non.

Alors pourquoi évoquer cette image sous un angle négatif puisque je crois fermement à la guérison « dite divine » ?

 

Parce quelque chose me dérange de plus en plus dans ce qui est véhiculé par l'image du croyant gentil-gentil, un peu naïf, voire demeuré

 

Le miracle divin est attendu comme étant systématiquement de l’ordre du prodige, de la chose qui ne peut pas être et qui est quand même.  Tel un mirage dans le désert qui nous fait croire à une étendue d’eau mais qui n’en est pas une…

Et oui, dans le domaine de la Foi dans le Dieu de la Bible, le mirage peut soudainement se transformer en miracle bien réel « par l'intervention de Dieu, créant ce qui n’existe pas ».

 

Pour les uns l'attente d'un miracle de Dieu n'est qu'un mirage illusoire, une rêverie religieuse.

Tandis que pour le croyant ce mirage peut prendre la forme d'un miracle par la puissance créatrice de Dieu.

 

Pour avoir vu (et même photographié) des mirages dans le Sahara, je peux vous assurer qu’il est difficile de croire que ce n’est pas réellement de l’eau à portée de main. Et la Foi vivante du croyant en Dieu va effectivement jusque-là :  arriver à la conviction que Dieu est capable de faire surgir quelque chose qui n’existe pas, là où cela ne peut être, parce qu’Il est Le Créateur et comme il a créé tout l’univers, Il a appelé à être ce qui n’existait pas. Aujourd'hui encore Il est capable d’appeler à l'existence ce qui n’existe pas et le mettre à notre disposition. 

 

Ces choses peuvent être multiples, d’ordre matériel, naturel, physique, émotionnel : Dieu peut faire surgir du néant ce qui n’a pas encore été, rien que par amour pour nous et en réponse à la prière du croyant.

Mais… (et oui, il y a toujours un mais), les choses ne se présentent pas toujours comme NOUS le pensons, les situations ne se déroulent pas toujours comme NOUS le voudrions et les bénédictions de Dieu ne se déversent pas toujours comme NOUS l’imaginons. Et le miracle n'a pas toujours lieu là où nous l'attendons.

 

Je suggère de réfléchir un instant, au fait que la bénédiction de Dieu ne se manifeste pas toujours sous une forme prodigieuse.

Oublierions-nous de la voir ?

 

Je pense que c’est la raison pour laquelle il est écrit : Rendez grâce à Dieu pour toutes choses…

C’est un impératif ! Mais pour cela il faut apprendre à les voir, les reconnaître et les identifier comme telles.

 

Lorsque nous remercions Dieu pour la nourriture que nous mangeons, les aliments tombent-ils miraculeusement dans nos assiettes ? Certes non. Une personne a bien voulu acheter des ingrédients, les préparer et même nous les servir. Où est le miracle ?

Quand nous avons besoin de légumes pour préparer ce repas, tombent-ils du ciel ? Certes non, il a fallu qu’une personne les cultive, qu’une autre les récolte, les vende et que j’aille les acheter. Où est le miracle ?

Quand j’ai ouvert mon porte-monnaie pour régler mes achats à la caisse, l’argent est-il tombé du ciel ? Certes non, j’ai eu un emploi pour gagner un salaire qui m’a permis d’acheter ce dont j’avais besoin. Où est le miracle ?

Quand j’ai trouvé un travail pour gagner ma vie, un employeur est-il tombé du ciel ? Certes non, j’ai dû chercher, écrire, me présenter et une entreprise a décidé de m’engager. Où est le miracle ?

 

Et pourtant… toutes ces choses sont autant de bienfaits, de bénédictions et de privilèges que nous recevons pour la plupart « sans que nous ayons eu à attendre un miracle ». C’est par des actes, des choix, des attitudes de la vie quotidienne que nous pouvons être, acquérir et faire fructifier ce que nous sommes et ce que nous possédons.

 

Pour l’incroyant, c’est dû à un système géré dans un univers cosmique où tout se met en place prodigieusement bien ou mal, au hasard des choses et du temps et… c’est la vie…

 

Pour les croyants, c’est tout simplement un effet de la bonté de Dieu pour les êtres humains créés par Lui et cela durera tant que durera la terre, sans que personne ne s’en soucie ou n’en prenne réellement conscience et… c’est la vie…

 

Ce que la Bible en dit, c’est que nous – toutes ses créatures humaines, croyantes ou non – nous sommes responsables de compter ces bienfaits, de les considérer comme des cadeaux et d’en être reconnaissants en « redonnant à Dieu ce qui lui revient, c’est-à-dire notre merci ». Ce faisant, nous plaisons à Dieu en le glorifiant et en attestant que nous avons compris que TOUT nous vient de Lui, de la salade qu’il fait pousser grâce à la pluie sur laquelle nous n’avons aucun contrôle… jusqu’à l’argent que nous pouvons gagner par notre labeur, grâce au bon sens, à l’intelligence et aux capacités reçues de Lui et qu’Il nous a permis de faire fructifier.

 

En accomplissant cet ordre des Ecritures (rendre grâce à Dieu), nous lui obéissons, nous réjouissons son cœur et nous pouvons compter sur sa fidélité et sa bonté qui se renouvellent chaque matin pour ceux qui se confient en Lui… 

 

Il en va de même pour la maladie – et la guérison divine.

 

Parfois Dieu guérit instantanément et même si nous ne le voyons pas tous les jours sous nos yeux, sur cette planète où règne la terreur, l’angoisse, la maladie et la mort, il se passe tous les jours des signes et des prodiges de la part de Dieu qui se manifestent puissamment sous formes de miracles, d’interventions étonnantes et miraculeuses : des cancers disparaissent en un clin d’œil et toutes sortes d’infirmités sont instantanément guéries. Et j'ai eu le privilège d'en voir de mes propres yeux.

 

Mais… parfois aussi Dieu agit comme pour notre pain quotidien, de façon naturelle, de façon ordinaire, de façon progressive en nous mettant au bénéfice de soins hospitaliers, de traitements efficaces, d’interventions chirurgicales dignes d’artistes dans la réparation de nos corps malades, etc…

 

Alors que faire lorsque l’un de nos proches ou nous-mêmes sommes confrontés à une maladie, au chômage, à la souffrance ?

Prier et attendre que la guérison tombe du ciel sans rien faire parce que nous croyons en un Dieu de miracles ?

Cela peut être un choix très personnel que nul ne pourra contester.

 

Mais il est également juste d’agir comme pour notre nourriture – sans laquelle nous ne pourrions vivre bien longtemps – ou comme nous le faisons pour nos besoins matériels :

-          User de bon sens

-          Utiliser les instruments qui nous sont offerts

 

Où est le miracle alors, me demanderez-vous ?

Le miracle sera la part de Dieu qui interviendra là où les limites humaines sont atteintes, là où nos mains deviennent impuissantes.

 

C’est pour cela que nous prions pour ceux entre les mains desquels nos malades sont confiés.

C’est pour cela que nous remercions Dieu pour les équipes médicales, les traitements, l’instrumentation, la technique et les progrès effectués grâce à ceux qui ont travaillé à la recherche de soins, d’antidouleurs etc…

C’est pour cela que nous réclamons une bénédiction particulière sur les traitements proposés et interventions chirurgicales. Car là où Dieu est invité – Il vient et Il assiste ceux qui travaillent pour notre bien, cela ne fait aucun doute.

 

Tout comme Il envoie la pluie pour faire pousser nos salades, le soleil pour faire rougir nos tomates, Il se plaît à bénir nos employeurs, à inspirer nos médecins et à faire fructifier tous les efforts des humains pour leur propre bien !

 

Et ça, n’est-ce pas un miracle ? A mon humble avis, oui ! Alors ne cessons de croire en ce Dieu de miracle, sans pour autant devenir une icône décalée pour nos contemporains, dont l’auréole finirait par blesser les yeux de ceux qui nous regardent vivre, au lieu d’attiser la foi de ceux qui ne le connaissent pas encore.

 

Cessons de vouloir être forcément à contre-courant parce que croyants. Utilisons le bon sens que Dieu a déposé dans chaque être humain et que la Bible ne renie pas.

 

Si on m’annonce ce soir que j’ai un cancer, bien sûr que je vais être bouleversée.  Je ne suis pas une marionnette sans émotion ni angoisse. Oui, je suis croyante mais tout autant humaine, faite d’os et de chaire comme ceux qui n’ont aucune espérance. Bien sûr que je vais penser au pire, entrevoir le jour de ma mort prématurée et surtout craindre de souffrir. Bien sûr que je vais régler mes affaires, préparer mon départ et peut-être même organiser le jour de mes obsèques. Et pourtant, j’aurais proclamé ma vie durant que Dieu est Souverain, qu’Il est le Dieu de l’impossible et que je compte sur Lui seul…

Mais, Lui seul… comment se manifeste-t-il ?

Surnaturellement parfois, certes, Il a bien nourri un homme dans le désert par des corbeaux… Il peut le faire aujourd’hui… mais s’Il a eu besoin de corbeaux pour Elie… Il a encore besoin d’instruments, tels que des hommes et des femmes, du personnel hospitalier et de nos amis, de l’église, des croyants, de vous et de moi auprès de ceux qui passent par la maladie… avec notre bon sens !

 

Dans le désert, Dieu aurait pu donner des forces surnaturelles à Elie sans le nourrir… mais cette histoire nous rappelle que nous avons été façonnés avec des lois naturelles et physiques qui nous imposent d’être bien nourris pour aller de l’avant, à être bien soignés pour retrouver la santé, à être équilibrés et sains d’esprit pour grandir dans sa connaissance.

 

Alors n’attendons pas seulement du surnaturel de la part de Dieu et recevons les choses naturelles qu’Il met à notre disposition pour notre bien, tant matériellement, physiquement, émotionnellement que spirituellement.

Ouvrons nos yeux pour voir et contempler toutes les merveilles qui sont devant nous, tout ce dont nous bénéficions quotidiennement et rendons grâces à Dieu pour toutes ces choses qui sont autant de manifestations de son amour !

 

 

19 août 2013 – Martine 


13/11/2015
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Homosexualité - homophobie

Réflexions autour d’une question posée par la société 2013
 
Avec cette seconde question posée
"Où sont mes idoles"
qui peut paraître totalement déplacée...
Et pourtant (!)
 

Confortablement installé dans le salon d’un groupe d’amis de tous horizons, la question est lancée :

-  Que pensez-vous de l’homophobie ?

 

En tant que chrétien que vas-tu répondre ?

 

Premièrement, ne souhaitant prendre aucun risque quant à la compréhension de mon propos qui va suivre, je prends le Petit Larousse 2010 et vérifie la signification donnée en ce 21ème siècle et je cite :

« Rejet de l’homosexualité, hostilité systématique à l’égard des homosexuels »

 

Ma réponse va alors être claire : je ne suis pas homophobe et je déplore que des groupements politiques ou religieux se cachent derrière la Bible pour partir en guerre contre les homosexuels.

Et voilà, en quelques mots je vais choquer les uns, encourager les autres et montrer un visage complaisant envers ceux qui commettent ce que la bible condamne !

Je suis à deux doigts du compromis, tel que le chrétien de ce siècle est confronté pratiquement chaque jour de l’année.

Et j’ai décidé que je ne peux pas en rester là. Une certaine révolte gronde au fond de mon cœur et encore une fois l’hypocrisie semble l’emporter dans tous les discours liés à ce phénomène de société, d’époque et de culture.

Confortablement installée dans un salon, jamais je ne pourrais exprimer assez clairement ce qui brûle au fond de mon cœur. Il me sera donc difficile de participer à ce genre de débat sociologique et je préférerais m’abstenir que d’être mal comprise.

Voici la raison pour laquelle je me trouve en ce soir de mai 2013 devant mon clavier pour répondre à cette question brûlante d’actualité, devant laquelle tôt ou tard tout chrétien devra prendre une position ou une autre, choisir son camp et se déterminer clairement par rapport à ce que la Parole de Dieu nous enseigne.

  1. Ma réponse n’est pas politique : en France la question a été réglée démocratiquement et je ne suis pas là pour faire modifier une loi qui va dans le sens de ce que nous savons quant à ce qui est à venir pour notre société.
  2. Ma réponse n’est pas sociologique : je n’en ai pas les capacités.
  3. Ma réponse n’est pas polémique : j’ai en horreur toute polémique et tout palabre qui sont à mon avis que stérilité et plaisir des mots aboutissant généralement sur des tensions, divisions, disputes et bagarres… quand ce n’est pas une guerre perdue d’avance.
  4. Ma réponse n’est peut-être même pas théologique, parce que je n’ai pas de formation universitaire pour me le permettre, même si mes éléments de réflexion sont essentiellement puisés dans la bible.

Alors quelle est ma motivation ?

-          Une sorte de colère

-          Une grande tristesse

-          Un certain désarroi

-          Une gêne, voir une honte grandissante

 

Oui j’ai honte, je ressens de la colère, j’éprouve de la tristesse et du désarroi de voir des personnes qui sont mes frères dans la foi partir en guerre contre l’homosexualité.

Oui la bible condamne cet aspect de la vie sexuelle et oui l’homosexualité n’est pas dans le plan idéal que Dieu a prédéfini pour ses créatures que nous sommes.

Oui l’ancien testament décrit dans le détail quel châtiment était réservé aux relations sexuelles entre deux personnes du même sexe.

Oui la bible nous invite à nous « séparer du péché » à le condamner, à faire des choix de vie qui correspondent à la loi divine.

Et j’ai envie d’opposer à toutes ces affirmations – qui font profondément partie de mes convictions personnelles – un mais, alors que j’ai appris à ne jamais jouer sur le « mais » qui vient généralement atténuer nos responsabilités, nos choix et nos engagements vis-à-vis de Dieu.

Mais là, je prends la liberté de poser des mais pourquoi :

-          Mais pourquoi cet esprit va-t-en guerre contre ce péché-là ?

-          Pourquoi cette haine ?

-          Pourquoi ce déchaînement ?

-          Pourquoi ce militantisme ?

 

Parce que c’est une abomination devant l’Eternel, parce que c’est contre nature me répondra-t-on !

Certes, la bible leur donnera raison… mais :

-          Est-ce le seul acte abominable dont il est question dans la bible ?

-          Est-ce le seul péché punissable de mort dans l’ancien testament ?

-          Qu’en est-il de l’adultère, de la sorcellerie, de la divination, de l’idolâtrie ?

Et j’en passe !

 

A mes amis, mes frères, mes sœurs qui pensent être nantis d’une mission d’opposition divine, je ne saurais que répondre, car je ne suis pas leur juge et bien que, à mes yeux, le militantisme ne fasse pas partie de la mission que Jésus a confiée à ses disciples, chacun est libre de s’engager dans la cause qui lui semble juste.

Mais à tous ceux qui condamnent sans appel les homosexuels, je n’ai qu’une référence biblique à leur proposer comme terrain de réflexion : Jean 8 : 7 – qui suis-je pour jeter la première pierre ?

Personnellement, je serais morte si j’avais vécu sous la loi, avant la grâce reçue en Jésus-Christ. A cause de mon péché qui figure également parmi les plus graves, mais aussi parmi les plus cachés.

Alors je me pose des questions et dans ma lecture régulière de la bible, année après année je relis la loi de Moïse et son accomplissement dans le sacrifice de Jésus qui a été le seul et unique moyen de nous libérer de l’emprise du péché – de tous les péchés, à la mode ou non, culturels et/ou cultuels (bien plus nombreux qu’on ne se l’imagine), je constate que le péché que Dieu condamnait le plus sévèrement était l’idolâtrie.

Alors je me suis posée quelques questions personnelles :

 

-          Qu’est-ce que l’idolâtrie ?

 Sans aller jusqu’à pousser une étude biblique aussi longue que passionnante (les textes de la bible me passionnent), je crois pouvoir résumer en une phrase ce que Dieu considère comme idolâtre :

-          Tout acte, coutume, habitude ou objet … qui prendrait la place de Dieu dans notre vie.

Tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons comment Dieu a voulu former son peuple à LE connaître et découvrir ce qu’Il attendait de Lui.

Il lui a donné des ordonnances, des conseils de vie, des principes qui leur permettraient de vivre heureux, en bonne santé, sans rompre leur communion avec Lui, afin de rester dans l’axe du contrat, de l’alliance écrite et qu’ils ont accepté d’honorer.

La première chose qu’Il leur a demandée est d’être, Lui, Le Dieu vivant et Créateur de toutes choses, LE premier dans leur vie.

Tout le reste de la loi découle de ce principe fondamental.

A partir du moment où quoique ce soit plaçait Dieu en seconde… et dernière place, le peuple commettait la chose la plus abominable qui fût.

Les autres péchés, adultère, fornication, homosexualité, meurtre, sacrifice d’enfants, vol, mensonge, méchanceté, injustice etc.… n’étaient que la conséquence de cet éloignement de l’objectif N° Un placé par Dieu dans leur cœur.

On dit couramment qu’il n’y a pas de petits et grands péchés et ce n’est pas faux. Mais il est juste également de souligner que Dieu cible certains péchés comme étant plus abominables que d’autres. Il est bien évident, que sacrifier un enfant à une idole était bien plus horrible qu’un simple larcin…

Comment mettre au même niveau le vol d’une orange par un pauvre affamé que le violeur-assassin d’un enfant ?

Et Dieu avait un cœur, Il a toujours un cœur rempli de justice et de compassion qui ne supporte pas l’injustice. Dieu est juste et certes, il juge et jugera sévèrement chaque crime à hauteur de sa gravité.

Petite parenthèse : Croyez-vous que ce Dieu de justice ait le cœur réjoui quand il entend des chrétiens condamner un homosexuel et parfois même le mettre au rang d’un pédophile ? Permettez-moi d’en douter.

J’aimerais revenir à l’idolâtrie qui est à l’origine de beaucoup de péchés.

Placer une personne, un objet, un plaisir, un loisir ou une tradition avant Dieu relève de l’idolâtrie, je crois que tous les croyants d’aujourd’hui en sont conscients.

Et pourtant Dieu a démontré sa patience et son amour pour son peuple alors qu’Il savait que des idoles subsistaient dans leur vie.

Les femmes de Jacob transportaient avec elles l’idole de leur père.

Est-ce que Dieu les avaient pour autant rejetées ? Est-ce qu’Il les a punies de mort ? Est-ce qu’Il a abandonné Jacob à cause de cet acte répréhensible ?

Non. Il a agit pédagogiquement et en son heure afin de se faire connaître comme LE seul Dieu qui devait être adoré.

Beaucoup plus tard, lorsque les Israélites ont quitté l’Egypte, des idoles avaient été emportées dans les bagages. Est-ce par les égyptiens qui se sont ralliés à Israël ? Est-ce par les Israélites eux-mêmes, il est difficile de le déterminer, mais cela a-t-il empêché Dieu d’agir avec puissance pour les faire sortir de l’esclavage ? Est-ce que Dieu les a abandonnés dans le désert pour cette raison ?

Non. Il a marché avec eux. Il a pourvu à leurs besoins. Il leur a laissé le temps de redécouvrir les termes de son alliance avec eux en donnant à chacun l’opportunité de choisir quel dieu sera leur Dieu, entre les idoles d’Egypte ou le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob.

Et tous ces témoignages de la patience de Dieu nous ont été rapportés alors qu’ils vivaient encore sous la loi implacable et sans pitié. Jésus-Christ n’était pas encore venu apporter la solution par son sacrifice, ni le Saint-Esprit qui nous rend capables de discerner ce qui est bon pour nous.

Et nous aujourd’hui ? Nous qui avons connu LA grâce et LE pardon de Dieu ? Qu’en est-il de « notre grâce » envers ceux que nous considérons loin de Dieu ?

Comment agissons-nous envers ceux qui n’ont pas encore compris qu’ils ont un dieu à choisir, entre celui qui régit ce monde et invite à vivre dans la liberté sexuelle tout en les tenant liés dans un esclavage dont ils ne sont pas conscients… et Celui qui a donné sa vie pour chacun d’eux et les invite à se laisser ramener au plan originel de Dieu, dans un équilibre de vie aussi bien sexuel que sentimental, matériel et physique ?

En rejetant les homosexuels, ne sommes-nous pas plus proches de la condamnation sans appel, au nom de la loi, telle que les pharisiens se plaisaient à imposer, que de la Grâce infinie dont Jésus-Christ nous a comblés ?

Certes, j’ai davantage péché que la plupart de ceux qui liront ces lignes, est-ce pour cette raison que ma compassion de Christ se déverse à la mesure de ce qui m’a été pardonné ? Peut-être, mais je doute qu’il soit nécessaire d’avoir beaucoup péché pour beaucoup pardonner. Je suis persuadée que l’appel que Dieu nous adresse à nous chrétiens qui voudrions renverser le mode de vie de nos contemporains, est davantage d’amour, davantage de pardon et davantage d’acceptation des autres tels qu’ils sont. N’est-ce pas le contenu d’un vieux cantique qui démontre combien Dieu nous accepte, nous reçoit tels que nous sommes… ?

Quelle place faisons-nous aux personnes sous l’emprise de l’homosexualité, tout comme la place que nous laissons à toutes autres formes de vie pécheresse ?

Pourquoi cet engouement, ce militantisme contre l’homosexualité plus que contre toute autre chose ? Pourquoi l’injustice sociale ne nous pousse-t-elle pas autant à monter aux barricades ?

Pourquoi cette forme d’immoralité nous bouscule-t-elle davantage que toutes les autres ? Le mensonge, la trahison, l’abus de pouvoir, le racisme, l’inceste ne suscitent pas l’excitation que la loi autorisant le mariage homosexuel ?

Qu’y a-t-il de nouveau qui n’aie été annoncé ?

A quoi nous appelle la Parole de Dieu dans la mission que Jésus nous a confiée avant de monter au ciel ? Nous a-t-il demandé de militer contre des décrets, contre une loi aussi immorale qu’il pouvait en exister de son temps ?

J’en doute. Il nous a simplement demandé d’aller, d’annoncer la bonne nouvelle de son Royaume et de faire des disciples. Il ne nous a même pas demandé de faire des adeptes à notre cause. Mais d’annoncer. Et à ceux qui recevront notre message, de les enseigner et les former à devenir des suiveurs de Christ.

Serait-ce notre faiblesse dans ce domaine qui tendrait à nous pousser à la distraction de cette mission pour nous joindre aux cortèges des manifestants ?

 Si nous étions imprégnés de la force de ce mandat, aurions-nous besoin d’aller manifester et approuver la violence contre des personnes auxquelles Christ aurait manifesté son amour et son pardon ? Les homosexuels d’aujourd’hui, ne seraient-ils les Zachée, les Marie-Madeleine et les gens de mauvaise vie que les pharisiens repoussaient avec véhémence de peur de se salir en leur compagnie ?

De quoi avons-nous peur en « nous frottant à eux » ? De la contagion ? Nous sommes bien faibles si telles sont nos craintes ? C’est nous qui devrions leur transmettre « la maladie d’amour et de grâce » dont Jésus-Christ nous a contaminés !

Quel message reçoivent nos contemporains (homosexuels ou non) quand ils lisent certaines déclarations de milieux chrétiens les condamnant et les reléguant comme des pestiférés ? Certainement pas le message de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ qui les aime et veut les introduire dans son royaume !

Encore une fois, Dieu hait le péché mais Il aime le pécheur !

J’ai eu des amis homosexuels. Je ne les ai ni rejetés, ni condamnés. Ils savaient que je n’approuvais pas leur façon de vivre, tout comme je n’approuverais aucune autre forme de vie dissolue. Certes ils n’ont pas abandonné leur façon de vivre à mon contact. Mais une chose est certaine : ils ont vu l’amour de Dieu dans notre relation et ils en auront fait ce qu’ils auront voulu ou pu, cela ne m’appartient pas, c’est entre eux et Dieu.

Ne pas approuver comment vit le monde ne devrait pas nous pousser à rejeter une catégorie d’hommes et de femmes.

Tout ceci étant dit, posé et développé, j’aimerais poursuivre sur mon questionnement quant à l’idolâtrie, péché suprême qui nous sépare de Dieu.

Certes, l’Eternel a – semble-t-il – toléré un certain temps la présence d’idoles (des objets de culte des nations païennes). En est-Il resté là ? Non, je ne le pense pas. Peu à peu Il a clairement  manifesté son désir, son attente et son exigence qu’il ne se trouve aucune idole au sein de son peuple, s’ils voulaient vivre heureux, conformément à ses prescriptions.

Et moi aujourd’hui ?

Dans le tumulte de cette chasse aux sorcières directement liée à la nouvelle loi sur le mariage des homosexuels, adoptée en France, j’ai réalisé combien j’avais besoin de faire un tour d’horizon dans ma propre existence, en reprenant la déclaration de Jésus :

« …Où sont passés tes accusateurs ?... Personne ne t’a condamnée ?... Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus ! »

Je refuse d’être l’accusateur de mes contemporains qui ont choisi de défendre ou de vivre selon leurs propres règles à savoir, l’homosexualité. Comme je refuse d’être l’accusateur de mes amis adultères, de mes proches fornicateurs ou plongés dans l’occultisme que leur ignorance incite à perdurer dans ces choses abominables aux yeux de Dieu. Lui seul est leur Juge et ils n’auront à rendre compte qu’à Lui.

Mais… je veux bien entendre ce que Christ a dit à cette femme : désormais ne pèche plus.

Certes je ne vis plus dans l’adultère. J’ai en horreur la plupart des formes de péchés « répertoriés » et je fais de mon mieux pour ne plus tomber dans le mensonge, la trahison, la médisance, la critique et l’absence de pardon.

Mais… je sais que je vis encore dans un corps fait d’humanité avec toutes ses limites et que les idoles ne sont plus des statuettes que l’on transporte en cachette sous son siège, tel un équipement de sécurité accroché sous nos sièges lorsque nous voyageons en avion… « Pour si jamais… en cas de… ».

Quelles peuvent être aujourd’hui mes idoles ?

Je me souviens d’une déclaration de l’un de mes fils qui me disait avoir compris que son addiction à la cigarette était un péché, non pas parce qu’il ne pouvait plus s’en passer, mais parce qu’elle était semblable à une idole qui prenait trop de place dans sa vie.

Cette explication m’a bouleversée parce qu’en effet, ce qui prend une ampleur démesurée dans nos vies devient une idole.

Depuis plusieurs mois, j’ai décidé non pas de partir à la chasse aux sorcières et chercher à débusquer le diable partout, mais simplement me placer devant Dieu et discerner ce qui prend une place trop importante dans le déroulement de mes journées.

J’ai compris que parfois mon orgueil, ma timidité, mes craintes et même ma paresse, peuvent être autant d’idoles qui empêchent l’accomplissement de la volonté de Dieu dans ma vie. A partir du moment où l’une de ces choses interfèrent dans mon intimité avec Dieu, je dois la considérer comme dangereuse. J’ai réalisé également à quel point « je les excusais », je leur trouvais des prétextes comme si j’avais besoin de les garder « sous mon siège » car elles me permettaient de justifier certaines attitudes. C’est alors qu’elles deviennent un voile de séparation, une source d’éloignement, donc un point de rupture dans ma relation avec Dieu.

Il en est une que je dois confesser encore chaque jour, la timidité qui m’empêche de témoigner de Jésus-Christ à certaines personnes, par peur d’être rejetée. Comme si l’amitié des autres avait une place prépondérante à la volonté de Dieu. Ma timidité prend alors la première place. Cela ressemble fort à une idole.

Ce qui est merveilleux avec le Dieu que je sers, c’est qu’Il ne condamne pas. Un jour viendra où effectivement Il sera obligé de juger et condamner le péché et la méchanceté de chacun. Mais aujourd’hui est encore un jour de grâce.

Aujourd’hui il est encore temps de se mettre en règle et en accord avec notre choix de lui emboîter le pas, d’être disciple, suiveur de Jésus-Christ et de mettre en pratique tout ce que nous savons lui être agréables.

Partir à la découverte de ce que Dieu attend de moi, considérer honnêtement là où se cachent encore certaines idoles, cela prend du temps et de l’énergie, mais c’est à mon avis bien plus utile que le militantisme contre ce que font les autres.

C’est incroyable ce que nous pouvons être complaisants avec nous-mêmes…

Lorsque le doigt de Dieu indique ce que nous devons lâcher ou changer dans nos attitudes, une multitude d’excuses, de circonstances atténuantes, de bonnes fausses-mauvaises raisons font alors surface ! Pourrions-nous devenir aussi sévères envers nous-mêmes que nous le sommes envers les homosexuels et tous les marginaux de notre société ?

Pourrions-nous cesser de faire des compromis avec nous-mêmes et laisser Dieu démasquer nos idoles sur lesquelles nous avons choisi de nous asseoir et les « oublier » et faire comme si elles n’existaient pas ?

Personnellement, j’ai décidé que le temps était venu de me défaire de ce qui prenait une place prépondérante dans ma vie et qui grignotait de mon temps sur celui que je devais rendre à Dieu dans la lecture de sa Parole, la prière et la méditation.

Je ne suis certainement pas au bout de mes découvertes, mais je continue à cheminer. Une chose est certaine : il est bien plus enrichissant de continuer à défricher notre chemin de vie que de chercher à changer celui des autres par nos moyens humains.

Pour moi, ma timidité, le manque d’audace et de courage du témoignage fait partie des défis que je dois relever pour qu’Il remporte cette première place.

Que Dieu continue de rappeler sa grâce à tous ceux qui se réclament de Sa Parole et qu’enfin, le monde voie à quel point Il les a aimés bien avant de les juger et de les condamner. L’heure est encore à l’invitation de son amour et de son pardon !

Laissons le Créateur du ciel et de la terre juger le monde.

Contentons-nous de répondre à l’ordre de marche qu’Il nous a laissé :

Matthieu 28 : 18 – allez donc …  faites des disciples … baptisez-les … apprenez-leur

Notre seule responsabilité consiste à obéir à cet ordre. Le reste, la suite appartient au Maître de la moisson. 

 

30 mai 2013/martine


23/09/2015
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Jugement à venir et grâce de Dieu

Jugement et grâce de Dieu

Préambule :

Hier lundi 1er septembre 2014 j’ai relu la vision de David WILKERSON reçue en été 1973. Je l’ai terminée avec le même questionnement que dans les années 70 :

Tiendrais-je le coup ? Sans le secours de Dieu et en dehors de la grâce de Jésus-Christ, certainement non ! Quel cadeau divin pour les chrétiens, que de mourir aujourd’hui avant que tout cela n’arrive…

 

Je passai donc cette journée avec l’invitation globale du message transmis par DW : me réjouir de ce que le Royaume de Dieu prenne place ici-bas d’une part, mais en accepter aussi l’annonce faite par Jésus qui n’a pas caché à ses disciples qu’il y aura des persécutions et des abominations avant le bouquet final de Sa Victoire. DW nous invite également à prendre conscience que parallèlement aux souffrances annoncées il y aura de grandes choses qui se passeront, à la gloire de Dieu et pour l’avancement de son Royaume et qu’en attendant ne jamais oublier que Dieu a le contrôle sur tout !

 

Et puis je me suis couchée sans plus y penser du tout.

 

Au milieu de la nuit j’ai été réveillée par un rêve qui m’a fortement touchée.

-          Était-ce un rêve naturel suscité par cette lecture et mes réflexions personnelles (?)

-          Était-ce un songe spirituel pour fortifier ma foi (?)

-          Que devrais-je en faire ?

Et ma nuit s’est terminée avec un va-et-vient constant entre écouter une petite voix qui me disait de me réjouir et mettre par écrit ces images qui revenaient chaque fois que je fermais les yeux ou les considérer comme pure imagination personnelle dont je suis bien capable parfois (?)

Ce matin c’est mon mari qui m’a encouragée à me mettre devant mon écran pour y déposer ce qui reste encore de ce rêve. A prendre ou à laisser sans aucune obligation de consommation.

 

**********

 

Voici ce rêve (ou vision) que je publie aujourd'hui lundi 16 novembre, car les événements de ces derniers jours on suscité des commentaires qui se rapportent au jugement de Dieu et j'ai le sentiment que ce que j'ai vécu cette nuit-là en été 2014, peut apporter paix, espérance et confiance en Celui qui garde le contrôle sur tous les événements qui nous frappent.

 

J’étais au-dessus du monde qui semblait être terrassé par toutes sortes de vents, submergé par des vagues, paralysé par des amoncellements de pierres ou de glace ; tantôt inondé d’une lumière aveuglante, tantôt recouvert de profondes ténèbres ; il y faisait un froid glacial et soudainement une chaleur étouffante ; l’horreur et la beauté s’y confondaient ; la peur et la paix s’y côtoyaient ; le bien-être et la souffrance s’y mêlaient aussi.

Je ne comprenais rien de ce qui s’y passait ; je cherchais à savoir ce qui allait suivre ; j’étais tour à tour admirative et effrayée ;

 

Je sentais une présence à mes côtés ; je ne voyais personne mais j’entendais sa voix qui me disait : « Regarde bien ! Ne t’arrête pas à ce que tu vois en premier, regarde entre chaque éclair ce qui reste dans la lumière ».

Avec beaucoup d’efforts, en clignant des yeux j’arrivai alors à percevoir au-delà de l’aspect ténébreux ; il y avait de beaux espaces paisibles ; je distinguais très furtivement des lieux magnifiques comme illuminés par un feu d’artifice.

Derrière la laideur, la beauté apparaissait ; derrière la froideur, la chaleur régnait ; derrière la méchanceté, la bonté se répandait ; derrière la haine, l’amour dominait ; derrière la guerre, la paix avançait !

Je pensai alors que c’était comme le soir des feux d’artifice. Tous les yeux sont fixés sur la beauté du spectacle en « premier plan ». Quant à moi, très souvent je prends plaisir à voir tout ce qui se passe « sous les feux » ; on voit alors distinctement les rues de la ville, les bateaux sur le Lac, les gens sur les toits et la vie qui continue sans se soucier de ce qui se passe plus haut dans le ciel. Et quand les feux retombent, la nuit envahit tout à nouveau la ville.

Et la présence me dit encore « N’aie pas peur ; ne regarde pas à ce qui est sombre ; regarde à la lumière ; regarde au-delà des horreurs et vois ! »

Et je regardai encore plus loin et j’ai vu quelque chose que je ne saurais décrire avec des mots.

Un immense espace rempli de douceur, de paix, superbement bien éclairé mais sans faire mal aux yeux ; on y était actif mais sans épuisement ; conscient de ce qui se passait dans les ténèbres mais sans affolement…

D’autres tableaux se sont succédés comme pour m’assurer que tout ce que j’avais vu était une réalité cachée pour certains, mais dévoilée pour ceux qui plaçaient leur confiance en Dieu qui regardaient au-delà du visible. C’était comme le début de quelque chose de très violent qui s’en venait, mais parallèlement l’accomplissement du plan établi par Dieu depuis toute éternité : la manifestation de son amour et de sa grâce au milieu des pires situations.

Là où le péché abonde, sa grâce surabonde

C’est la pensée qui m’habite depuis mon réveil.

Dieu va juger sévèrement la terre et tous les humains. Mais Il va surtout accomplir ce pourquoi Il nous a créés afin que nous vivions éternellement dans la beauté de sa présence.

Des jours terribles peuvent venir, vont venir et sont déjà là pour la plupart des croyants sur la terre. Certains souffrent et souffriront plus que d’autres. Nul ne sait de quoi sera fait demain, même dans nos pays en paix depuis plus des siècles…

Mais réjouissons-nous de ce que la Victoire finale appartient à Jésus-Christ qui a payé le prix fort pour que nous soyons rachetés et trouvés dignes d’entrer dans Son Royaume.

 2 septembre 2014/martine

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 QUE LA PAIX DU SEIGNEUR REPOSE SUR VOUS  !

 


16/11/2015
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La repentance

Suite à certains messages laissés sur ce blog, j'ai à coeur de partager avec vous un extrait de mon livre, pour répondre à la question de la repentance, telle que je l'ai vécue et comprise il y a bien des années.

 

Libre à chaque lecteur de partager son point de vue même si opposé au mien, mais j'attends de chacun du respect envers ceux qui écrivent et que ce blog ne devienne pas une plate-forme de jugement envers ceux qui pensent différemment.

 

Que la GRÂCE, le respect et l'Amour de Dieu domine tout partage. Merci.

 

La repentance

 

Ces dix lettres ont très souvent un écho difficile à entendre et si aujourd’hui ce mot si souvent devenu indigeste fait le titre de cet écrit, c’est peut-être parce que je souhaite lui rendre une certaine justice en le reliant à un tout petit mot de 5 lettres trop souvent mis de côté lorsqu’il s’agit de repentance et qui pourtant – à mon humble avis – va presque automatiquement avec la grâce.

J’ai faillis poursuivre en précisant « la grâce… de DIEU » car c’est bien là mon objet. Mais pourtant, même en dehors de la grâce divine, n’est-ce pas ce qui est souvent clamé même dans la justice humaine ? Lorsqu’un repenti de quelque milieu qu’il soit sorti, clame un sincère repentir, n’obtient-il pas précisément et très souvent la grâce des hommes ? Combien de fois n’a-t-on pas attendu de la part du pire criminel un mouvement de repentir envers les familles de ses victimes ? Mouvement qui n’aurait parfois pas suffit à accorder une grâce totale, mais tout au moins un jugement atténué ? Alors pourquoi ce mot repentance a-t-elle si mauvaise connotation quand il en est question dans l’invitation évangélique qui consiste à annoncer le salut pour quiconque se repent ? Quelques questions de réflexion :

  • Ø A-t-on trop souvent opposé à ce mot la pénitence ?
  • Ø Est-ce l’aspect du renoncement qui devrait suivre la repentance et qui semble impossible, voire pire, au goût amer de la punition ?
  • Ø A-t-on simplement oublié ce que peut produire une sincère repentance ?

« Un peu de tout »… ai-je envie de dire et oui je répondrai que

-  La repentance n’a rien de commun avec la pénitence

-  La repentance demandée par Dieu n’est pas une punition (*)

-  Le renoncement aux choses passées – à ce qui nous séparait de Dieu, c'est-à-dire au péché n’est pas chose facile… mais bel et bien chose impossible à l’homme non gracié ! C’est un CADEAU divin, ce n’est ni plus ni moins un MIRACLE dont Dieu seul est l’auteur.

-  La repentance est une SEMENCE déposée dans la vie de la personne qui en fait le choix, qui en prend la décision et cette semence produit des choses étonnantes comme :

  • le miracle du renoncement au péché
  • le miracle de la Grâce de Dieu
  • le miracle du Pardon de Dieu qui a le pouvoir d’aller jusqu’au pardon de soi, pour recevoir le pardon des autres
  • le miracle de la libération
  • le miracle de la guérison
  • le miracle de la restauration
  • UNE VIE NOUVELLE !

 

Sans une sincère repentance, nul pécheur ne peut parvenir à ces miracles qui sont autant de résultats que de cadeaux divins et qui font de la repentance l’expérience la plus enrichissante, la plus libératrice, dans la vie du chrétien.

C’est pour cette raison que j’ai à cœur de partager dans ces lignes ma propre expérience de ce qu’a été ma repentance car c’est la chose la plus extraordinaire qui m’ait été donné de vivre dans ma vie chrétienne !

Aujourd’hui, je peux affirmer haut et fort que le mot « repentance » résonne pour moi comme le plus beau vocable qui ait été donné aux hommes. C’est le plus beau mot qui m’a été donner de déguster, mois après mois, année après année, car c’est bien de cela qu’il s’est agit dans ma vie : le chemin de ma repentance a été long, progressif mais totalement libérateur !

 

Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants du Chemin de Croix effectués par mes frères et sœurs catholiques à la veille de Pâques. Et si je ne l’ai pas toujours compris, je l’ai respecté en me disant « qu’ils étaient bien courageux » mais je déplore en quelque sorte qu’ils n’aient pas compris que le Seigneur avait fait ce chemin pour nous et que nous étions tout simplement invités à mettre à notre actif ce chemin douloureux parcouru par le Christ qui a tout accompli pour nous !

 

Toutefois, aujourd’hui, j’aimerais revisiter l’aspect de ce cheminement entrepris dans les empreintes du Christ non pas sur le chemin du Calvaire, c'est-à-dire de la mort, mais sur les empreintes de Jésus-Christ ressuscité !

 

Je suis persuadée que pour la plupart des personnes le chemin de la repentance est quelque chose de clair, net, rapide, définitif et qu’ils n’ont plus besoin d’y revenir des années durant… Je suis certainement la plus lente, la plus longue à comprendre et la plus compliquée des personnes à qui il aura fallut des étapes pour en saisir toute la profondeur. Mais je ne suis peut-être pas la seule dans ce cas et c’est pour cette raison que j’ai à cœur de partager ce chemin qu’a été le mien et qui n’a aucune autorité d’enseignement dogmatique sur la repentance mais qui se voudrait être tout simplement un témoignage de ce que peut être une repentance à étapes !

 

Pour avoir été invitée à plusieurs reprises à rendre mon témoignage sur « ma victoire sur mon passé » ou « ne plus jamais être rattrapée par mon passé »… la prédication de ce 19 novembre 2006 m’a permis de revoir ma copie et de me replonger dans ce merveilleux thème de la repentance, source de libération du passé !

 

Il y était question de la parabole sur l’ivraie qui croît avec la bonne semence dans le champ du monde et qui est aussi une réalité dans le champ de l’église. Les exemples d’ivraie croissant dans l’église de ce 21ème siècle qui font la UNE de certains journaux, les exemples d’ivraie qui se trouvaient au sein du peuple d’Israël – peuple choisi de Dieu – ont été évoqués et le rappel que Dieu tolère cette situation pour nous protéger d’une destruction massive que produirait l’arrachage de ces ivraies dès maintenant et qui ne sera effectuée qu’à la fin du temps marqué par Dieu… mais peut-être pas uniquement pour cette raison, mais encore et encore, à cause de la patience divine qui espère en la manifestation du miracle de la transformation de cette ivraie en bonne semence. Certes, sur le plan agricole, cela semble strictement impossible, aucune mauvaise herbe ne pouvant devenir une bonne semence, mais par le miracle de la Croix, Dieu rend possible cette métamorphose, et les exemples en sont nombreux, depuis l’histoire du peuple d’Israël à nos jours…

Et j’en étais de cette ivraie, bonne à jeter au feu, comme le furent les exemples cités dans la prédication de ce dimanche, David le bien-aimé de l’Eternel, aussi bien que l’horrible roi Manassé, furent non seulement pardonnés mais restaurés dans leurs fonctions.

Nos églises ne sont-elles pas précisément remplies de ces ivraies transformées génétiquement et métamorphosées en plantes saines, utiles et porteuses de bons fruits ?

 

Seule la puissance de transformation a pu réaliser ces exploits mais sous quelle condition ?

LA REPENTANCE !

 

Alors comprenez-vous pourquoi maintenant, ce mot est pour moi le plus beau ?

La repentance LA plus fabuleuse expérience qui nous aient été donnée de vivre ?

Certes, l’amour, le pardon, la grâce, la paix, la liberté, la joie, semblent bien plus grands, plus chauds, plus profonds, plus parlants… mais est-il possible d’accéder à toutes ces choses SANS repentance ? J’en doute !

 

Y a-t-il plusieurs types de repentance ?

Existe-t-il des stades de repentance ?

Est-il possible d’évaluer la qualité de la repentance ?

Il n’est pas question pour moi de juger qui que ce soit, ni de donner une thèse du « comment se repentir vraiment » !

Mais en ce qui me concerne – pour ma vie personnelle – une seule chose a certainement été LE déclencheur du processus de guérison SUR le chemin de ma repentance :

 

- à partir du moment où j’ai compris que je n’avais plus à me justifier ni à m’expliquer du « comment ai-je pu tomber si bas ? »… j’ai commencé à saisir la valeur de la « non revendication » dans ma vie. J’ai alors cessé de revendiquer « mon bon droit » dans certaines situations, ni même les injustices subies, ni même les souffrances et encore moins mes émotions…

 

-  plus aucune excuse même pas celles qui semblaient les plus valables et qui se cachaient parfois derrière des aspects de « vérité spirituelle » ou au parfum des « attaques du diable » contre lesquelles je ne pouvais rien…

-  plus d’apitoiement sur moi-même de la condition qui « aurait pu me pousser à pécher »…

-  reconnaissance absolue du fait de n’avoir pas honoré Dieu dans mes actes …

-  une seule et unique chose me restait possible : poser les armes, lâcher prise et m’incliner devant le trône du Dieu Tout Puissant qui m’a conduite au pied de la Croix de Jésus-Christ pour lui demander PARDON… « pardon tout court » et non plus « pardon Seigneur… mais… tu sais.. » …

- pour moi c’est ça la repentance telle que seuls la Grâce et l’Amour du Père en Jésus-Christ peut faire croître en nous pour notre totale libération.

 

(*)… punition … ? C’est le diable qui veut nous punir encore et encore de vouloir entamer le chemin de la repentance et du pardon… Le profond désir de Dieu c’est de nous pardonner pour nous voir libres de toutes entraves que le diable veut remettre sans cesse à nos pieds… (et à tous les membres de notre corps mais bien plus encore à notre âme…)

La punition qui nous revenait est tombée sur Jésus-Christ qui l’a subie, portée et en a payé le prix cher, le prix de SA VIE POUR NOUS ! Nous n’avons plus à payer aucune facture, aucune note résiduelle d’une petit truc qu’on aurait oublié de régler dans le classeurs de nos actes… Christ a tout payé, et sa réponse à notre repentance, c’est l’acte de « rémission totale de nos dettes »… !

Novembre 2006


23/10/2015
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Le "savoir mourir"

 

C’est en tremblant que je pose ce titre, c’est avec crainte et respect envers tous ceux qui ont dû faire face à ce chemin sans autre issue que la fin.

C’est aussi avec amour et compassion que j’aborde ce thème au lendemain de l’avis du décès d’un être cher de mon entourage.

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, la mort a été à mes yeux, un thème crucial et essentiel de la vie. Paradoxe de ma vision de la mort que l’on peut retrouver dans un petit conte écrit voilà plusieurs années au sujet de l’automne, intitulé La Petite Feuille qui ne voulait pas mourir.

Pourquoi l’aborder de front en ce matin d’hiver 2010, alors que tout le monde attend le printemps avec impatience – le retour à la vie – alors que dans le cœur de tout être humain seul le thème de la vie semble contenir l’essentiel de leur existence.

Pourquoi suis-je si souvent à contre-courant de la pensée qui m’entoure ? Ne me dites pas que c’est normal car en temps que chrétienne convaincue, croyante en la Bible, je suis automatiquement à contre-courant de ce qui « régit ce monde ». Non. Car je me sens tout aussi différente de mes frères et sœurs dans la foi que de mes contemporains non-croyants.

Pourquoi, si souvent, lorsque je partage ma foi pratique et basique en Dieu, j’ai le sentiment d’être perçue comme une extra-terrestre ? Est-ce pour en finir avec ce sentiment que j’ose ouvrir cette page sur mon ordinateur pour y déposer ce qui sommeille dans mon cœur et s’éveille à chaque fois que le thème de la souffrance, de la maladie et de la mort resurgit dans ma vie, face aux autres, face à moi-même et surtout face à la bible qui chaque jour me rappelle ma condition humaine face à un Dieu d’amour et d’espérance.

Savoir mourir devrait-il s’apprendre au même titre que le savoir-vivre ?

Apprendre à mourir pour soi-même – apprendre à aborder la mort avec acceptation sans fatalisme – apprendre à entourer ceux qui passent par cette vallée sombre dans la paix et l’espérance – apprendre à accepter que la mort fasse partie de la vie = est-ce une vertu disparue de notre civilisation ? Est-ce une capacité perdue à cause de notre apprentissage accru de la vie à tout prix ? Qu’est-ce qui fait peur dans la mort ? Comment l’appréhender, l’apprivoiser, la comprendre et l’accepter ?

Tout ce que je développerai sur ce sujet difficile ne se veut être ni une thèse, ni une affirmation, pas même une étude, simplement une réflexion personnelle parsemée de points d’interrogation que je serais heureuse de partager en dialogue suscité par ces lignes avec ouverture d’esprit, espérant déboucher sur un échange d’idées, de points de vue et d’avis de la part de ceux qui me liront.

__________

 

La réaction la plus fréquente que je ressens et rencontre chez mes semblables, face à l’annonce d’un décès s’exprime en trois lettres : n.o.n.

NON !Trois lettres exclamées qui traduisent le désarroi le plus profond, l’incrédulité, l’impossible, l’incroyable, l’inacceptable !

Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai, c’est une erreur … ce sont généralement nos réactions face à une mort soudaine, accidentelle, survenant alors que rien ne nous préparait à une telle éventualité, tels que l’âge ou la maladie.

Avant même de saisir la dimension de la souffrance, l’inacceptable surgit.

La mort signifie le vide, la fin, le froid, la séparation dans la plupart des cœurs humains. Tel un gouffre qui nous aspire dans une spirale infernale, la mort est ressentie comme la pire des choses qui puisse arriver à l’être humain, créé pour vivre, exister et aboutir… oui mais aboutir à quoi – si ce n’est à l’autre vie qui l’attend après ?

Peu de civilisations, de croyances ou de philosophies affirment qu’il n’y a rien après la mort. Et pour ce que j’ai pu en être témoin, même pour ceux qui sont persuadés que tout s’arrête après le dernier souffle, face à ce corps sans vie, aimé, choyé, étreint et déjà si loin, si absent, si froid et perdu pour toujours, le doute s’installe et la question inavouée se dessine : où est-il ? Généralement la conclusion est formulée: il est bien là où il est… envers et contre toutes négations de « l’après vie ».

 

Bien au-delà des croyances, une réalité biblique s’impose :

« la pensée de l’éternité est dans le cœur de tout être humain »

- sur qui pleure-t-on devant la mort ?

Soi-même ? L’absence ? L’inconnu ? Le vide ?

 

Chacun pourra répondre à ces questions en fonction de ses convictions spirituelles et pour ma part je ne peux y répondre que par les miennes. Toutefois, je me permets ici un regard sur d’autres croyances que la mienne, croisées en Afrique.

Le fait de pleurer sur la mort semble inné dans le cœur de tout homme. Selon son origine, les pleurs seront discrets ou criants, néanmoins ils sont là. Que les larmes coulent sur un visage silencieux ou que les cris des pleureuses « professionnelles » parlent pour les autres, pleurer devant la mort est la manifestation la plus universelle en dépit des us et coutumes. Ce qui diffère c’est l’atmosphère et les attitudes d’un coin du monde à un autre.

Dans l’Afrique animiste que j’ai côtoyée entre 19 et 30 ans, j’ai découvert une reconnaissance de la mort comme un fait indéniable et naturel. La mort fait partie de la vie en Afrique et trop souvent les occidentaux attribuent cet état de fait à la forte mortalité d’une population démunie dont l’espérance de vie ne dépasse pas 40 ans encore aujourd’hui dans certaines nations. Personnellement, même s’il est vrai que c’est une réalité à laquelle nos semblables africains sont quotidiennement confrontés, je pense que leur connaissance de la réalité de la mort, leur assurance qu’il y a une autre vie après la mort leur permettent d’aborder le sujet avec une acceptation naturelle. Pourtant leurs croyances ne leur procurent pas nécessairement de l’espérance d’une vie meilleure mais l’inconnu de l’au-delà ne les empêche pas d’admettre une vérité : tout être humain est candidat à la mort dès le jour de sa naissance ! La notion de révolte est donc absente de leur réaction face à la mort qui est naturelle par définition, excepté lorsqu’une mort aura été provoquée par un sort jeté par le sorcier, à la demande d’un ennemi connu, ce qui pourra appeler à la vengeance et provoquer un conflit parmi les vivants.

Mais leur acceptation est certainement ce qui les tient debout et leur permet même de faire la fête autour de l’être disparu.

Parmi les populations influencées par l’islam, le fatalisme vient s’ajouter à l’acceptation naturelle de la mort, sans toutefois apporter davantage de certitudes sur le devenir après la mort, le coran n’offrant aucune assurance de salut dans le monde à venir.

Ce que j’ai pu apprendre en Afrique, et ce dont je garde un souvenir exemplaire, c’est leur conscience de ne pas être des dieux, de ne pas maîtriser leur vie, d’être humbles face à la mort et la complète assurance qu’il existe un Dieu de l’univers qui gère le nombre de leurs jours. Cette attitude de cœur leur procure dignité et sérénité dans la souffrance, ils restent silencieux dans la douleur sans chercher à tout comprendre pourquoi ni expliquer comment ni même s’offusquer de « pourquoi lui ».

Ont-ils moins mal que nous les occidentaux ? Certainement pas. La mort d’un parent est aussi dramatique comme celle d’un enfant mort-né. Un vieux est regretté à cause de l’absence de ses conseils, comme le jeune sera pleuré à cause de ce qu’il n’aura pas eu le temps d’être… Leur acceptation ne veut pas dire qu’ils ne souffrent pas de la perte d’un être cher et les pleureuses sont précisément là pour exprimer l’inexprimable sans autre discours.

Tandis que nous…

- semblons nous perdre en explications

- voudrions être sûrs que c’était son heure

- incriminons des responsables de la mort

  (la médecine, la route, le malheur et Dieu lui-même)

 

En Afrique j’ai vu des enfants assister en direct à la mort de leur mère en couche. Leurs cris sont les mêmes que ceux de leurs semblables en occident. Mais ils sont là. Ils vivent dans la réalité dont leurs parents ne cherchent pas à les protéger.

Tandis que nous…

- leur cachons la laideur de la mort

- hésitons à les voir assister aux obsèques

- leur racontons une petite histoire pour les consoler

  et refusons parfois de parler de l’être disparu.

 

Avons-nous raison ? Nos troubles et difficultés de faire face à la mort ne viendraient-ils pas précisément de notre éducation épurée prétendument protectrice contre la douleur de la vie qui se termine toujours par la mort ?

Le temps serait-il venu de changer d’attitude en premier lieu envers les enfants et de leur permettre d’en découvrir la réalité afin de les aider à arriver à cette connaissance et leur procurer l’apprentissage du savoir-mourir comme celui du savoir-vivre ?

Pour les non chrétiens, incroyants en ce Dieu qui créa Adam et Eve dans le but de les avoir auprès de Lui pour l’éternité, je peux comprendre que ma proposition choque.

C’est à ce stade que j’aimerais poursuivre mes réflexions à partir d’un point de vue chrétien, puisque je ne peux m’exprimer au nom des autres croyances ou de l’athéisme.

Chrétiens ! Pouvons-nous reconsidérer un instant pour quelle raison nous avons été créés ? Nous souvenons-nous quelle est notre destination finale ?

Lorsque nous prions avec foi pour un malade – quelque soit son âge – je reste persuadée que c’est la volonté de Dieu de guérir tous les malades. Mais d’aussi loin que je regarde en arrière et jusqu’au retour de Jésus-Christ, la vie et la bible m’enseigne que la souffrance et la maladie ne disparaîtront pas de la surface de la terre.

Je continuerai donc à prier avec foi pour tous les malades. Du plus petit enfant à son arrière-grand-père, qui suis-je pour penser que sa mort surviendrait trop tôt ou à la bonne heure ? Quel bonheur de ne pas être ce juge de touche qui décide si le coup porté à sa vie est validé ou pas ! A moi, il n’est demandé que de prier avec foi ! Et je m’en suffis amplement.

Alors, que veut dire « prier avec foi » ?

Pour moi – et toujours basée sur mes lectures bibliques – c’est dire à Dieu que son intervention est la seule solution et lui faire confiance pour la guérison demandée.

Lui faire confiance, c’est croire avec certitude que Lui seul connaît le nombre de jours à vivre de la personne pour qui je prie et que Lui seul a le dernier mot sur la vie de celui qui s’attend à Lui.

Et quand cette personne meure, que devient ma foi en Dieu ? A-t-il raté une occasion de se glorifier par une guérison ? A-t-il été incapable d’opérer un miracle ?

Vais-je me perdre en questions pour savoir si un péché du malade a empêché Dieu de le guérir ? Vais-je m’effondrer en rejetant Dieu, prétendant qu’Il n’a pas manifesté son amour envers le malade ? Vais-je lui reprocher de l’avoir rappelé à Lui plus vite que je ne le lui ai demandé dans ma prière ?

Qui suis-je – que serais-je, moi – pour demander des comptes à Dieu après la mort d’une personne pour laquelle j’ai prié en accord avec Sa Parole ?

S’il m’est arrivé de lui poser de telles questions, j’ai appris à reconnaître non seulement sa souveraineté si souvent évoquée dans ces situations, mais à reconnaître surtout que cette personne désormais en la présence de Son Dieu a reçu la meilleure part, est arrivée à destination et vit enfin l’aboutissement du pourquoi il était en vie – à savoir : rejoindre son Créateur, libéré de son enveloppe physique pour entrer dans sa destinée céleste à laquelle nous sommes tous appelés.

J’avoue avoir été parfois envieuse devant le cercueil d’êtres chers disparus, réalisant qu’il ou elle avait terminé sa course, dans la foi et dont les œuvres visibles sur terre m’ont donné la consolation de les savoir arrivés au terme de leur voyage terrestre. Non pas que j’aie souhaité mourir, mais réalisant – sous l’onction du Saint-Esprit devant cette réalité, que c’est réellement une joie que de savoir un être cher arrivé au but de sa course !

Ce sentiment n’est pas humain. Il ne peut relever que de la grâce de la consolation de Dieu dans nos cœurs, face à la mort qui perd alors de sa froideur, de sa dureté, de sa sévérité et de l’inacceptable vide provoqué par un départ que nous jugeons anticipé par rapport au nombre de jours que nous aurions escompté vivre auprès de celui qui nous quitte.

Cette réalité spirituelle n’enlève pas pour autant la tristesse de l’absence, mais sous l’action du Saint-Esprit, il nous devient alors possible de réaliser à quoi nous sommes tous appelés à vivre, à franchir : le pas vers cet autre avenir, au-delà des limites terrestres, promus pour l’éternité !

 

Est-ce que mes propos sont choquants ? Est-ce que je cherche à  relativiser ainsi la souffrance que cause la mort ?

De loin pas. Il n’est pas question de relativiser, pas plus que minimiser la peine et le chagrin que nous vivons face à l’heure de la séparation.

Mais est-ce trop spirituel que de vouloir me rappeler ce pour quoi j’ai été créée ? N’est-ce pas tout simplement le fruit de la foi dans ma vie pratique ? N’est-ce pas tout simplement l’assurance de l’espérance en ce Dieu d’amour qui m’a offert un moyen de le rejoindre après mon temps à vivre ici-bas ? N’est-ce pas le but et la base de l’Evangile annoncé depuis 2010 ans ? N’est-ce pas la raison d’être de l’Eglise de Jésus-Christ à travers le monde ? N’est-ce pas l’explication du pourquoi des milliers de chrétiens sont persécutés dans le monde à cause de cette foi-là, cette assurance-là, cette raison de vivre-là ? N’est-ce pas là le message transmis depuis la première église arrivé jusqu’à nous quelques soient notre éducation, notre vision du monde, notre conditionnement environnemental et nos convictions ?

Martine Bouchaut – février 2010


20/09/2015
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