Les Cahiers de Martine

Les Cahiers de Martine

Chemin de guérison intérieure et physique

L'année 2014

aura été un temps particulièrement chamboulé

par toutes sortes d'émotions qui auraient pu me terrasser encore plus que jamais...

 

Une année commencée dans une extrême fatigue, je fis un drôle de rêve que voici...

 

Je rêve rarement ou tout du moins je m'en souviens de façon très floue, incapable de les décrire.

Ce matin de février, je me suis réveillée avec une image très nette de ce que j'avais "vu"... en rêve… songe… vision ? Je l'ignore, mais je vous le livre tel qu'écrit dans l'heure qui suivit mon réveil...

 

Je me trouvais dans un fauteuil roulant, poussée par une personne dévouée, qui m’installait dans une sorte de salle publique, proche d’un banc. Tandis que je la remerciais de m’avoir accompagnée jusque-là, elle me fit cette remarque : « et comment auriez-vous fait si je vous avais laissée à l’entrée, ne me remerciez pas, c’est normal… ». C’est alors que je réalisai que j’étais totalement dépendante de la bonne volonté d’autrui et qu’effectivement j’étais incapable même de mouvoir mon fauteuil.

Puis je me vis à la place de cette personne, poussant ce même fauteuil, comme quelque chose de tout naturel…

Et comme sortant de ce rêve, s’ensuivit dans mon sommeil une sorte de dialogue sur la dépendance envers autrui, et envers Dieu et sur ce rôle qui peut s’inverser, parfois poussés, parfois poussant… : « quand on ne peut plus faire ce qu’on a l’habitude de faire, il faut laisser faire celui qui peut mieux que nous. Et même si jusque-là il m’était plus agréable d’être dans le rôle du « poussant », je dois apprendre à vivre de plus en plus dépendante de Dieu (et des autres qu’il placera sur ma route)… et cesser d’essayer de me débrouiller par moi-même si je ne veux pas rester « à l’entrée » sans arriver plus loin

Puis, je vis un carrefour avec un grand feu au vert et une voix intérieure très ferme : le feu est vert pour toi, même si tu ne peux plus avancer par toi-même, la route est toujours ouverte : vas-y !

Et je me suis totalement réveillée avec ce gros feu vert très visible toujours devant mes yeux et cette interprétation immédiate, tandis que je fis un gros effort pour me lever :

En effet, je suis limitée, je n’arrive plus par moi-même, je suis instable, peu fiable mais la vie ne s’arrête pas là, le feu est vert, je choisis de poursuivre la route avec les forces qui me sont données au fur et à mesure et si quelqu’un doit pousser mon fauteuil, je veux apprendre à l’accepter. Et s’il m’est donné encore un peu de force pour aider quelqu’un d’autre, je le ferai avec la force que Dieu me donnera.

Ce rêve ou ce songe accompagné d’une sorte de vision, m’habite depuis mon réveil de ce mercredi matin 26 février 2014… que vais-je en faire ? Comment l’intégrer à ma réalité quotidienne ? Où l’appliquer dans ma relation avec Dieu et avec les autres de qui je dépends de plus en plus ? Faut-il la partager avec ceux qui traversent des saisons de vie douloureuses ?

Pour l’heure je le dépose ici, sur cet écran et je garde dans mon cœur cette notion d’avancer même quand je pense que tout devrait s’arrêter aux limites de ma fatigue présente… et je garde cette invitation « le feu est vert, avance… »… si quelqu’un doit pousser mon fauteuil je l’accepte et si parfois je dois pousser le fauteuil de quelqu’un de plus faible, le feu reste vert pour chacun jusqu’au jour où Dieu décidera du terminus…

Martine,

Vendredi 28 février 2014

 

Je ne le savais pas, mais ce fut le début d'un nouveau chemin vers une étape supplémentaire de ma guérison.

 

Ce rêve m'a en quelque sorte "ouvert l'esprit" à recevoir quelque chose d'inattendu.

 

Peu de temps après ce rêve, un triste événement est venu bousculer notre agenda, alors que nous étions tranquillement installés dans une vie calme et reposante, le petit frère d'Henry est décédé et nous avons décidé de monter à Paris pour rejoindre sa sœur qui avait à faire face à ce drame.

 

Alors que j'étais épuisée, au matin du départ sur Paris j'ai souhaité prendre le volant (je ne conduisais plus depuis 4 mois) et j'ai roulé jusqu'aux portes de Paris sans aucune fatigue.

 

Les 15 jours qui ont suivi ont été riches en toutes sortes d'émotions qui a rassemblé une grande partie de la famille de mon mari en vivant en communauté dans l'appartement de ma belle-soeur qui nous recevait. En temps normal cette situation aurait débouché sur un épuisement total. Et pourtant, nous sommes rentrés à la maison et mon état de santé était resté stable et agréablement normal, sans douleurs, sans fatigue.

 

C'est dans ce contexte que j'ai assisté à deux cultes successifs et entendu deux messages qui sont venus me rejoindre dans ce chemin de guérison.

 

En voici le contenu tel qu'écrit sur le moment :

 

« Lazare sors ! »

 

Suite à la prédication de ce dimanche 13 avril 2014 par Thierry Bourgeois sur le thème de la résurrection de Lazare, j’ai à cœur de partager ce que j’ai vécu de profondément bénissant pour tout mon être tant intérieur que physique.

 

Pour ceux que ça intéresse, et surtout qui veulent comprendre le sens de ce partage, en voici le lien :

https://www.dropbox.com/s/bwtn2bm22qsohmz/140413_C_tb.MP3?dl=0

 

 

Ce message s’est transformé en une invitation personnelle, comme venant directement de Jésus et c’est une grâce particulière que d’avoir pu la recevoir "en plein vol"  et répondre ainsi à son appel : sortir du tombeau dans le sens que depuis plusieurs mois je ressentais que petit à petit j'étais entrée dans un "statuquo mortifère" (je ne sais pas si le mot est juste mais je n’en trouve pas d'autre).

 

Je vivais dans une sorte de retranchement en raison de ma « petite forme physique » et peu à peu ma vie s'amenuisait comme si je n'avais plus rien à en attendre, me laissant "mourir à petit feu" et même si au moindre "déclic" j'en sortais volontiers, mes forces semblaient m'abandonner et s'écoulaient comme le ruissellement lors d'une fuite d'eau - ce qui est bien contraire au fleuve d'eau vive promis par La Parole !

 

A la fin de son message, Thierry a invité tous ceux qui se sentaient « retenus » comme Lazare, avec une pierre à rouler pour leur permettre de sortir ou enveloppés de bandelettes paralysantes, de se lever. Il a précisé  que nous n’aurions pas à nous avancer devant mais il a « mandaté » chaque chrétien se trouvant autour d’une personne debout, à se regrouper à 2 ou 3 autour d’elle pour prier.

 

Si vous désirez comprendre ce qui m’a fait lever « bien droite sur mes deux pieds avec détermination », il vous faudra écouter ce message qui a été parsemé d’invitations diverses animées de l’esprit de résurrection de Jésus pour guérir, restaurer, ranimer et rendre à la vie ce que nous avions laissé mourir.

 

Je n’ai pas tout de suite pu donner « un nom » à la pierre à rouler, ni aux bandelettes qui m’empêchaient de marcher et j’ai simplement demandé à mes deux amies très proches et sœurs dans la foi, qui ont prié avec moi en leur demandant de rouler la pierre pour moi – parce que j’ai compris l’importance de la participation des « amis de Lazare » qui avaient été interpelés par Jésus pour aller rouler la pierre dans un premier temps et pour le débarrasser de ses bandelettes une fois que Lazare a répondu à l’appel de Jésus :

 

Et c'est après ce temps de prière que j'ai reçu la conviction que cette pierre était mon acceptation/résignation de la maladie et oui une grosse pierre d'incrédulité qui bloquait la sortie de mon état tant intérieur que physique.

 

Et comme Thierry l’avait si bien décrit, tout comme Lazare, je ne sais pas du tout comment j'ai pu me lever et faire les premiers pas, mais avec le soutien de l'église j'ai pu le faire, par la foi en cette Parole de Vie que son serviteur nous a transmise.

 

La douceur avec laquelle ce message a dépeint ce Jésus tellement plein de bonté, de grâce, d'attention, d'empathie envers les humains que nous sommes, m'a particulièrement rejointe. J'en ai toujours été persuadée "pour les autres", mais il a fallu que je le ressaisisse pour moi ce dimanche matin.

 

Aujourd'hui, même si des bandelettes (petites douleurs) demeurent : je veux rester dans cette attitude : debout par la foi, laissant derrière moi le tombeau dans lequel je m’enfermais peu à peu. Quant aux bandelettes restantes, elles vont tomber les unes après les autres grâce au soutien du corps de Christ qui est là, qui prie et qui "se débarrasse mutuellement" de ce qui le maintient dans la servitude de la maladie ou de toutes autres choses qui veut le paralyser.

 

J'ai sur le cœur toute une dimension de "quelque chose" de nouveau ! Un peu difficile à nommer, mais de la nécessité d'apprendre à compter les uns sur les autres, comme nous le faisons dans le fait "de nous porter dans la prière"... et peut-être une attitude de plus à y ajouter :

- ouvrir nos yeux et voir (discerner) ce que nous pouvons débloquer sur le cheminement de nos frères et sœurs - de manière interdépendante, en roulant des pierres, en enlevant des bandelettes et en saisissant - tous ensemble et d'un même cœur cette invitation "à vivre" et à sortir du tombeau, de tout ce qui voudrait nous empêcher de nous lever...

 

Et la gloire de Dieu va ainsi se manifester au milieu de ses enfants à travers le monde, dans notre pays, à Genève et parmi nous. Que nous devenions des chrétiens matures, non plus à la recherche du sensationnel ou du sermon qui va bouleverser nos vies, mais des enfants de Dieu qui ne vont plus rester « en attente » de voir arriver une puissance particulière extérieure, ni compter sur le ministère distinctif d’un homme ou d’une femme en particulier, mais des chrétiens qui vont s’attendre à ce que « ce Jésus » rempli de compassion et d’amour pour ses amis, veut mandater chaque chrétien auprès de « son prochain » pour intercéder, porter, proclamer et être un instrument de bénédiction, de guérison, de restauration, de maturité et de croissance les uns pour les autres ! Amen !

 

Mercredi 16 avril 2014/Martine

 

 

… Bartimée se leva et il jeta son manteau…

Marc 10 : 46 à 32

 

En voici le lien :

https://www.dropbox.com/s/y88lrw4u27fqhsl/140427_C_tb.MP3?oref=e&n=6029283

 

 

 

Ce dimanche matin 27 avril, Thierry nous a invités à faire comme Bartimée, nous lever et jeter le manteau que nous portons, répondre à Jésus et lui dire « ce que nous voulons qu’Il fasse pour nous ».

Tandis que Thierry citait quelques « types de manteaux » qui nous identifient ou nous pèsent, j’ai déposé devant le Seigneur plusieurs choses dont je souhaite me débarrasser, dans mes attitudes, comportements ou traits de caractères qui peuvent m’empêcher de m’approcher de lui pour recevoir ce « qu’Il voudrait faire pour moi »… et je crois que tous ces manteaux à jeter sont justes et font partie de mon cheminement avec Dieu et pour ma relation avec mes proches. M’en débarrasser ainsi au fur et à mesure qu’ils me sont révélés me permet de croître et être toujours plus proche de Lui pour que rien ne vienne interférer dans ma relation intime avec mon Seigneur.

Mais un « petit plus » a résonné dans mon cœur, « un nom, un identifiant » de ce manteau s’est clairement imposé à mon esprit et sur place, tandis que l’église priait, j’ai confessé que j’avais peur de le proclamer, car peur de me tromper et de me retrouver couverte de ce manteau dans les jours qui suivraient.

Or, depuis le dimanche 13 avril où j’ai merveilleusement vécu cette « sortie du tombeau de Lazare », je dois confesser que la maladie a reculé et je dirais même presque totalement disparu. Peu à peu, les bandelettes de douleurs tombent et disparaissent, à l’exception de quelques « douleurs-éclairs », je vais vraiment bien. Ce sera donc pour moi la 2ème expérience de guérison immédiate, un rappel de ce que j’ai vécu en 2008 à la suite de quoi j’avais proclamé ma guérison à 80% !

Ne serait-il pas venu pour moi le temps de déclarer que je ne suis plus fibromyalgique ?

Ai-je le droit de jeter au loin ce manteau « fibromyalgie » comme Bartimée a jeté son manteau « cécité » avant même que Jésus ne l’aie guéri ? Il l’a fait totalement par la foi sans avoir encore rien ressenti, ni rien vu du tout, mais seulement entendu que Jésus l’appelait.

Dimanche matin, j’ai entendu cette invitation de jeter ce manteau qui m’identifie, comme quelqu’un qui « garde le statut de la maladie ». Comme si je jugeais ce 80% de guérison insuffisante pour oser me déclarer guérie et bénéficier du statut « d’ex-fibromyalgique »…

Que faire donc de la crainte qui me tenaille – d’avoir de nouveau mal – et d’avoir fait une fausse déclaration ou donné un contre-témoignage ?

Je médite et sonde mon cœur pour connaître les raisons de cette crainte (…)

Est-ce que Bartimée s’est posé la question de savoir ce qu’il ferait sans son manteau – sans son identité d’aveugle, si Jésus ne l’avait pas exaucé ? Sa foi était tellement totale et consciente de la grandeur de la puissance de ce « Jésus – Fils de David » qu’aucun doute n’était permis pour lui…

Et moi qui ai déjà goûté à la puissance de Jésus, qui ai tant de fois expérimenté sa grâce et son attouchement dans tellement de domaines de ma vie, moi qui ai vu tellement de miracles… je laisserais le doute prendre le dessus ?

Ce matin j’écoutais le Pst Gaétan qui nous rappelait le prix payé sur la Croix et l’assurance que Jésus était et est véritablement le Fils de Dieu, qu’Il est Dieu… le doute m’est-il permis quant à mon salut acquis au prix si cher payé ? Non. Aucunement !

Alors pourquoi ce doute, cette crainte persistante de déclarer par la foi – en jetant publiquement le manteau de la fibromyalgie – avant même d’avoir expérimenté la totalité de ma guérison ? Suis-je donc si peu consciente de la grandeur de la bonté et de la compassion de Jésus pour vouloir garder ce manteau par seule crainte de me ridiculiser « si jamais » des douleurs revenaient ?

J’ai un acte de foi à poser publiquement, je le sais et j’en appelle à la prière de mes porteurs et de mes amis qui m’ont accompagnée toutes ces années, pour me débarrasser des dernières bandelettes pour que je puisse marcher en nouveauté de vie, débarrassée de ce « revêtement » et du statut de malade !

Merci pour vos prières !

28 avril 2014/martine

 

 

Les mois ont passé depuis... nous sommes en octobre 2015 et je peux confirmer qu'envers et contre toutes les situations familiales et surcharges qui se sont succédées depuis le mois de mai 2014 à cet été, les douleurs caractéristiques de la fibromyalgie sont terminées.

 

Suis-je guérie ? Je l'ignore, dans le sens que médicalement il est très difficile de confirmer un diagnostic de fibromyalgique et que cela prend plusieurs mois/années. Sa guérison doit être aussi difficile à confirmer pour une médecin honnête.

Mais je peux affirmer que même si je ne suis pas en parfaite santé, je ne souffre plus de CE mal précisément...

J'ai 66 ans et je n'échappe pas aux petits bobos des "tamalous" ... mes problèmes dans ma "boîte crânienne" ne sont pas terminés, mes yeux, ma vue ne sont pas en bon état et il m'arrive encre d'avoir des GROS coups de fatigue, contre laquelle j'ai eu à me battre si souvent et m'a valu d'écrire cet article : La fatigue

 

Je veux être honnête... et je veux aussi honorer Dieu qui a été fidèle et m'a libérée de ces horribles douleurs.

Je lui fais confiance pour la suite.

 

Une chose est certaine : quelque soit ma santé, bonne, mauvaise ou imparfaite, fatiguée ou en pleine forme, JAMAIS ne conditionnera mon attachement à La Parole de Dieu et la certitude que TOUT vient de Lui : la guérison aussi bien que la capacité d'endurer une épreuve, de garder courage, une véritable force intérieure et LA joie de vivre, TOUT vient de LUI !

Ma foi, ma confiance et ma reconnaissance, ne se limiteront jamais à mon corps malade ou fatigué, vieillissant physiquement mais restauré intérieurement par Sa Présence et son Amour.

Un texte biblique me tient particulièrement à coeur, face à la maladie de tous ceux qui souffrent comme face à mes propres faiblesses, je vous invite à lire tout le chapitre 4 de la 2ème lettre aux Corinthiens, dont voici un extrait :

 

2 Corinthiens 4:16

Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détruit, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour.

 

Octobre 2015/martine



09/04/2016
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