Les Cahiers de Martine

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Homosexualité - homophobie

Réflexions autour d’une question posée par la société 2013
 
Avec cette seconde question posée
"Où sont mes idoles"
qui peut paraître totalement déplacée...
Et pourtant (!)
 

Confortablement installé dans le salon d’un groupe d’amis de tous horizons, la question est lancée :

-  Que pensez-vous de l’homophobie ?

 

En tant que chrétien que vas-tu répondre ?

 

Premièrement, ne souhaitant prendre aucun risque quant à la compréhension de mon propos qui va suivre, je prends le Petit Larousse 2010 et vérifie la signification donnée en ce 21ème siècle et je cite :

« Rejet de l’homosexualité, hostilité systématique à l’égard des homosexuels »

 

Ma réponse va alors être claire : je ne suis pas homophobe et je déplore que des groupements politiques ou religieux se cachent derrière la Bible pour partir en guerre contre les homosexuels.

Et voilà, en quelques mots je vais choquer les uns, encourager les autres et montrer un visage complaisant envers ceux qui commettent ce que la bible condamne !

Je suis à deux doigts du compromis, tel que le chrétien de ce siècle est confronté pratiquement chaque jour de l’année.

Et j’ai décidé que je ne peux pas en rester là. Une certaine révolte gronde au fond de mon cœur et encore une fois l’hypocrisie semble l’emporter dans tous les discours liés à ce phénomène de société, d’époque et de culture.

Confortablement installée dans un salon, jamais je ne pourrais exprimer assez clairement ce qui brûle au fond de mon cœur. Il me sera donc difficile de participer à ce genre de débat sociologique et je préférerais m’abstenir que d’être mal comprise.

Voici la raison pour laquelle je me trouve en ce soir de mai 2013 devant mon clavier pour répondre à cette question brûlante d’actualité, devant laquelle tôt ou tard tout chrétien devra prendre une position ou une autre, choisir son camp et se déterminer clairement par rapport à ce que la Parole de Dieu nous enseigne.

  1. Ma réponse n’est pas politique : en France la question a été réglée démocratiquement et je ne suis pas là pour faire modifier une loi qui va dans le sens de ce que nous savons quant à ce qui est à venir pour notre société.
  2. Ma réponse n’est pas sociologique : je n’en ai pas les capacités.
  3. Ma réponse n’est pas polémique : j’ai en horreur toute polémique et tout palabre qui sont à mon avis que stérilité et plaisir des mots aboutissant généralement sur des tensions, divisions, disputes et bagarres… quand ce n’est pas une guerre perdue d’avance.
  4. Ma réponse n’est peut-être même pas théologique, parce que je n’ai pas de formation universitaire pour me le permettre, même si mes éléments de réflexion sont essentiellement puisés dans la bible.

Alors quelle est ma motivation ?

-          Une sorte de colère

-          Une grande tristesse

-          Un certain désarroi

-          Une gêne, voir une honte grandissante

 

Oui j’ai honte, je ressens de la colère, j’éprouve de la tristesse et du désarroi de voir des personnes qui sont mes frères dans la foi partir en guerre contre l’homosexualité.

Oui la bible condamne cet aspect de la vie sexuelle et oui l’homosexualité n’est pas dans le plan idéal que Dieu a prédéfini pour ses créatures que nous sommes.

Oui l’ancien testament décrit dans le détail quel châtiment était réservé aux relations sexuelles entre deux personnes du même sexe.

Oui la bible nous invite à nous « séparer du péché » à le condamner, à faire des choix de vie qui correspondent à la loi divine.

Et j’ai envie d’opposer à toutes ces affirmations – qui font profondément partie de mes convictions personnelles – un mais, alors que j’ai appris à ne jamais jouer sur le « mais » qui vient généralement atténuer nos responsabilités, nos choix et nos engagements vis-à-vis de Dieu.

Mais là, je prends la liberté de poser des mais pourquoi :

-          Mais pourquoi cet esprit va-t-en guerre contre ce péché-là ?

-          Pourquoi cette haine ?

-          Pourquoi ce déchaînement ?

-          Pourquoi ce militantisme ?

 

Parce que c’est une abomination devant l’Eternel, parce que c’est contre nature me répondra-t-on !

Certes, la bible leur donnera raison… mais :

-          Est-ce le seul acte abominable dont il est question dans la bible ?

-          Est-ce le seul péché punissable de mort dans l’ancien testament ?

-          Qu’en est-il de l’adultère, de la sorcellerie, de la divination, de l’idolâtrie ?

Et j’en passe !

 

A mes amis, mes frères, mes sœurs qui pensent être nantis d’une mission d’opposition divine, je ne saurais que répondre, car je ne suis pas leur juge et bien que, à mes yeux, le militantisme ne fasse pas partie de la mission que Jésus a confiée à ses disciples, chacun est libre de s’engager dans la cause qui lui semble juste.

Mais à tous ceux qui condamnent sans appel les homosexuels, je n’ai qu’une référence biblique à leur proposer comme terrain de réflexion : Jean 8 : 7 – qui suis-je pour jeter la première pierre ?

Personnellement, je serais morte si j’avais vécu sous la loi, avant la grâce reçue en Jésus-Christ. A cause de mon péché qui figure également parmi les plus graves, mais aussi parmi les plus cachés.

Alors je me pose des questions et dans ma lecture régulière de la bible, année après année je relis la loi de Moïse et son accomplissement dans le sacrifice de Jésus qui a été le seul et unique moyen de nous libérer de l’emprise du péché – de tous les péchés, à la mode ou non, culturels et/ou cultuels (bien plus nombreux qu’on ne se l’imagine), je constate que le péché que Dieu condamnait le plus sévèrement était l’idolâtrie.

Alors je me suis posée quelques questions personnelles :

 

-          Qu’est-ce que l’idolâtrie ?

 Sans aller jusqu’à pousser une étude biblique aussi longue que passionnante (les textes de la bible me passionnent), je crois pouvoir résumer en une phrase ce que Dieu considère comme idolâtre :

-          Tout acte, coutume, habitude ou objet … qui prendrait la place de Dieu dans notre vie.

Tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons comment Dieu a voulu former son peuple à LE connaître et découvrir ce qu’Il attendait de Lui.

Il lui a donné des ordonnances, des conseils de vie, des principes qui leur permettraient de vivre heureux, en bonne santé, sans rompre leur communion avec Lui, afin de rester dans l’axe du contrat, de l’alliance écrite et qu’ils ont accepté d’honorer.

La première chose qu’Il leur a demandée est d’être, Lui, Le Dieu vivant et Créateur de toutes choses, LE premier dans leur vie.

Tout le reste de la loi découle de ce principe fondamental.

A partir du moment où quoique ce soit plaçait Dieu en seconde… et dernière place, le peuple commettait la chose la plus abominable qui fût.

Les autres péchés, adultère, fornication, homosexualité, meurtre, sacrifice d’enfants, vol, mensonge, méchanceté, injustice etc.… n’étaient que la conséquence de cet éloignement de l’objectif N° Un placé par Dieu dans leur cœur.

On dit couramment qu’il n’y a pas de petits et grands péchés et ce n’est pas faux. Mais il est juste également de souligner que Dieu cible certains péchés comme étant plus abominables que d’autres. Il est bien évident, que sacrifier un enfant à une idole était bien plus horrible qu’un simple larcin…

Comment mettre au même niveau le vol d’une orange par un pauvre affamé que le violeur-assassin d’un enfant ?

Et Dieu avait un cœur, Il a toujours un cœur rempli de justice et de compassion qui ne supporte pas l’injustice. Dieu est juste et certes, il juge et jugera sévèrement chaque crime à hauteur de sa gravité.

Petite parenthèse : Croyez-vous que ce Dieu de justice ait le cœur réjoui quand il entend des chrétiens condamner un homosexuel et parfois même le mettre au rang d’un pédophile ? Permettez-moi d’en douter.

J’aimerais revenir à l’idolâtrie qui est à l’origine de beaucoup de péchés.

Placer une personne, un objet, un plaisir, un loisir ou une tradition avant Dieu relève de l’idolâtrie, je crois que tous les croyants d’aujourd’hui en sont conscients.

Et pourtant Dieu a démontré sa patience et son amour pour son peuple alors qu’Il savait que des idoles subsistaient dans leur vie.

Les femmes de Jacob transportaient avec elles l’idole de leur père.

Est-ce que Dieu les avaient pour autant rejetées ? Est-ce qu’Il les a punies de mort ? Est-ce qu’Il a abandonné Jacob à cause de cet acte répréhensible ?

Non. Il a agit pédagogiquement et en son heure afin de se faire connaître comme LE seul Dieu qui devait être adoré.

Beaucoup plus tard, lorsque les Israélites ont quitté l’Egypte, des idoles avaient été emportées dans les bagages. Est-ce par les égyptiens qui se sont ralliés à Israël ? Est-ce par les Israélites eux-mêmes, il est difficile de le déterminer, mais cela a-t-il empêché Dieu d’agir avec puissance pour les faire sortir de l’esclavage ? Est-ce que Dieu les a abandonnés dans le désert pour cette raison ?

Non. Il a marché avec eux. Il a pourvu à leurs besoins. Il leur a laissé le temps de redécouvrir les termes de son alliance avec eux en donnant à chacun l’opportunité de choisir quel dieu sera leur Dieu, entre les idoles d’Egypte ou le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob.

Et tous ces témoignages de la patience de Dieu nous ont été rapportés alors qu’ils vivaient encore sous la loi implacable et sans pitié. Jésus-Christ n’était pas encore venu apporter la solution par son sacrifice, ni le Saint-Esprit qui nous rend capables de discerner ce qui est bon pour nous.

Et nous aujourd’hui ? Nous qui avons connu LA grâce et LE pardon de Dieu ? Qu’en est-il de « notre grâce » envers ceux que nous considérons loin de Dieu ?

Comment agissons-nous envers ceux qui n’ont pas encore compris qu’ils ont un dieu à choisir, entre celui qui régit ce monde et invite à vivre dans la liberté sexuelle tout en les tenant liés dans un esclavage dont ils ne sont pas conscients… et Celui qui a donné sa vie pour chacun d’eux et les invite à se laisser ramener au plan originel de Dieu, dans un équilibre de vie aussi bien sexuel que sentimental, matériel et physique ?

En rejetant les homosexuels, ne sommes-nous pas plus proches de la condamnation sans appel, au nom de la loi, telle que les pharisiens se plaisaient à imposer, que de la Grâce infinie dont Jésus-Christ nous a comblés ?

Certes, j’ai davantage péché que la plupart de ceux qui liront ces lignes, est-ce pour cette raison que ma compassion de Christ se déverse à la mesure de ce qui m’a été pardonné ? Peut-être, mais je doute qu’il soit nécessaire d’avoir beaucoup péché pour beaucoup pardonner. Je suis persuadée que l’appel que Dieu nous adresse à nous chrétiens qui voudrions renverser le mode de vie de nos contemporains, est davantage d’amour, davantage de pardon et davantage d’acceptation des autres tels qu’ils sont. N’est-ce pas le contenu d’un vieux cantique qui démontre combien Dieu nous accepte, nous reçoit tels que nous sommes… ?

Quelle place faisons-nous aux personnes sous l’emprise de l’homosexualité, tout comme la place que nous laissons à toutes autres formes de vie pécheresse ?

Pourquoi cet engouement, ce militantisme contre l’homosexualité plus que contre toute autre chose ? Pourquoi l’injustice sociale ne nous pousse-t-elle pas autant à monter aux barricades ?

Pourquoi cette forme d’immoralité nous bouscule-t-elle davantage que toutes les autres ? Le mensonge, la trahison, l’abus de pouvoir, le racisme, l’inceste ne suscitent pas l’excitation que la loi autorisant le mariage homosexuel ?

Qu’y a-t-il de nouveau qui n’aie été annoncé ?

A quoi nous appelle la Parole de Dieu dans la mission que Jésus nous a confiée avant de monter au ciel ? Nous a-t-il demandé de militer contre des décrets, contre une loi aussi immorale qu’il pouvait en exister de son temps ?

J’en doute. Il nous a simplement demandé d’aller, d’annoncer la bonne nouvelle de son Royaume et de faire des disciples. Il ne nous a même pas demandé de faire des adeptes à notre cause. Mais d’annoncer. Et à ceux qui recevront notre message, de les enseigner et les former à devenir des suiveurs de Christ.

Serait-ce notre faiblesse dans ce domaine qui tendrait à nous pousser à la distraction de cette mission pour nous joindre aux cortèges des manifestants ?

 Si nous étions imprégnés de la force de ce mandat, aurions-nous besoin d’aller manifester et approuver la violence contre des personnes auxquelles Christ aurait manifesté son amour et son pardon ? Les homosexuels d’aujourd’hui, ne seraient-ils les Zachée, les Marie-Madeleine et les gens de mauvaise vie que les pharisiens repoussaient avec véhémence de peur de se salir en leur compagnie ?

De quoi avons-nous peur en « nous frottant à eux » ? De la contagion ? Nous sommes bien faibles si telles sont nos craintes ? C’est nous qui devrions leur transmettre « la maladie d’amour et de grâce » dont Jésus-Christ nous a contaminés !

Quel message reçoivent nos contemporains (homosexuels ou non) quand ils lisent certaines déclarations de milieux chrétiens les condamnant et les reléguant comme des pestiférés ? Certainement pas le message de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ qui les aime et veut les introduire dans son royaume !

Encore une fois, Dieu hait le péché mais Il aime le pécheur !

J’ai eu des amis homosexuels. Je ne les ai ni rejetés, ni condamnés. Ils savaient que je n’approuvais pas leur façon de vivre, tout comme je n’approuverais aucune autre forme de vie dissolue. Certes ils n’ont pas abandonné leur façon de vivre à mon contact. Mais une chose est certaine : ils ont vu l’amour de Dieu dans notre relation et ils en auront fait ce qu’ils auront voulu ou pu, cela ne m’appartient pas, c’est entre eux et Dieu.

Ne pas approuver comment vit le monde ne devrait pas nous pousser à rejeter une catégorie d’hommes et de femmes.

Tout ceci étant dit, posé et développé, j’aimerais poursuivre sur mon questionnement quant à l’idolâtrie, péché suprême qui nous sépare de Dieu.

Certes, l’Eternel a – semble-t-il – toléré un certain temps la présence d’idoles (des objets de culte des nations païennes). En est-Il resté là ? Non, je ne le pense pas. Peu à peu Il a clairement  manifesté son désir, son attente et son exigence qu’il ne se trouve aucune idole au sein de son peuple, s’ils voulaient vivre heureux, conformément à ses prescriptions.

Et moi aujourd’hui ?

Dans le tumulte de cette chasse aux sorcières directement liée à la nouvelle loi sur le mariage des homosexuels, adoptée en France, j’ai réalisé combien j’avais besoin de faire un tour d’horizon dans ma propre existence, en reprenant la déclaration de Jésus :

« …Où sont passés tes accusateurs ?... Personne ne t’a condamnée ?... Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus ! »

Je refuse d’être l’accusateur de mes contemporains qui ont choisi de défendre ou de vivre selon leurs propres règles à savoir, l’homosexualité. Comme je refuse d’être l’accusateur de mes amis adultères, de mes proches fornicateurs ou plongés dans l’occultisme que leur ignorance incite à perdurer dans ces choses abominables aux yeux de Dieu. Lui seul est leur Juge et ils n’auront à rendre compte qu’à Lui.

Mais… je veux bien entendre ce que Christ a dit à cette femme : désormais ne pèche plus.

Certes je ne vis plus dans l’adultère. J’ai en horreur la plupart des formes de péchés « répertoriés » et je fais de mon mieux pour ne plus tomber dans le mensonge, la trahison, la médisance, la critique et l’absence de pardon.

Mais… je sais que je vis encore dans un corps fait d’humanité avec toutes ses limites et que les idoles ne sont plus des statuettes que l’on transporte en cachette sous son siège, tel un équipement de sécurité accroché sous nos sièges lorsque nous voyageons en avion… « Pour si jamais… en cas de… ».

Quelles peuvent être aujourd’hui mes idoles ?

Je me souviens d’une déclaration de l’un de mes fils qui me disait avoir compris que son addiction à la cigarette était un péché, non pas parce qu’il ne pouvait plus s’en passer, mais parce qu’elle était semblable à une idole qui prenait trop de place dans sa vie.

Cette explication m’a bouleversée parce qu’en effet, ce qui prend une ampleur démesurée dans nos vies devient une idole.

Depuis plusieurs mois, j’ai décidé non pas de partir à la chasse aux sorcières et chercher à débusquer le diable partout, mais simplement me placer devant Dieu et discerner ce qui prend une place trop importante dans le déroulement de mes journées.

J’ai compris que parfois mon orgueil, ma timidité, mes craintes et même ma paresse, peuvent être autant d’idoles qui empêchent l’accomplissement de la volonté de Dieu dans ma vie. A partir du moment où l’une de ces choses interfèrent dans mon intimité avec Dieu, je dois la considérer comme dangereuse. J’ai réalisé également à quel point « je les excusais », je leur trouvais des prétextes comme si j’avais besoin de les garder « sous mon siège » car elles me permettaient de justifier certaines attitudes. C’est alors qu’elles deviennent un voile de séparation, une source d’éloignement, donc un point de rupture dans ma relation avec Dieu.

Il en est une que je dois confesser encore chaque jour, la timidité qui m’empêche de témoigner de Jésus-Christ à certaines personnes, par peur d’être rejetée. Comme si l’amitié des autres avait une place prépondérante à la volonté de Dieu. Ma timidité prend alors la première place. Cela ressemble fort à une idole.

Ce qui est merveilleux avec le Dieu que je sers, c’est qu’Il ne condamne pas. Un jour viendra où effectivement Il sera obligé de juger et condamner le péché et la méchanceté de chacun. Mais aujourd’hui est encore un jour de grâce.

Aujourd’hui il est encore temps de se mettre en règle et en accord avec notre choix de lui emboîter le pas, d’être disciple, suiveur de Jésus-Christ et de mettre en pratique tout ce que nous savons lui être agréables.

Partir à la découverte de ce que Dieu attend de moi, considérer honnêtement là où se cachent encore certaines idoles, cela prend du temps et de l’énergie, mais c’est à mon avis bien plus utile que le militantisme contre ce que font les autres.

C’est incroyable ce que nous pouvons être complaisants avec nous-mêmes…

Lorsque le doigt de Dieu indique ce que nous devons lâcher ou changer dans nos attitudes, une multitude d’excuses, de circonstances atténuantes, de bonnes fausses-mauvaises raisons font alors surface ! Pourrions-nous devenir aussi sévères envers nous-mêmes que nous le sommes envers les homosexuels et tous les marginaux de notre société ?

Pourrions-nous cesser de faire des compromis avec nous-mêmes et laisser Dieu démasquer nos idoles sur lesquelles nous avons choisi de nous asseoir et les « oublier » et faire comme si elles n’existaient pas ?

Personnellement, j’ai décidé que le temps était venu de me défaire de ce qui prenait une place prépondérante dans ma vie et qui grignotait de mon temps sur celui que je devais rendre à Dieu dans la lecture de sa Parole, la prière et la méditation.

Je ne suis certainement pas au bout de mes découvertes, mais je continue à cheminer. Une chose est certaine : il est bien plus enrichissant de continuer à défricher notre chemin de vie que de chercher à changer celui des autres par nos moyens humains.

Pour moi, ma timidité, le manque d’audace et de courage du témoignage fait partie des défis que je dois relever pour qu’Il remporte cette première place.

Que Dieu continue de rappeler sa grâce à tous ceux qui se réclament de Sa Parole et qu’enfin, le monde voie à quel point Il les a aimés bien avant de les juger et de les condamner. L’heure est encore à l’invitation de son amour et de son pardon !

Laissons le Créateur du ciel et de la terre juger le monde.

Contentons-nous de répondre à l’ordre de marche qu’Il nous a laissé :

Matthieu 28 : 18 – allez donc …  faites des disciples … baptisez-les … apprenez-leur

Notre seule responsabilité consiste à obéir à cet ordre. Le reste, la suite appartient au Maître de la moisson. 

 

30 mai 2013/martine



23/09/2015
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