Les Cahiers de Martine

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La repentance

Suite à certains messages laissés sur ce blog, j'ai à coeur de partager avec vous un extrait de mon livre, pour répondre à la question de la repentance, telle que je l'ai vécue et comprise il y a bien des années.

 

Libre à chaque lecteur de partager son point de vue même si opposé au mien, mais j'attends de chacun du respect envers ceux qui écrivent et que ce blog ne devienne pas une plate-forme de jugement envers ceux qui pensent différemment.

 

Que la GRÂCE, le respect et l'Amour de Dieu domine tout partage. Merci.

 

La repentance

 

Ces dix lettres ont très souvent un écho difficile à entendre et si aujourd’hui ce mot si souvent devenu indigeste fait le titre de cet écrit, c’est peut-être parce que je souhaite lui rendre une certaine justice en le reliant à un tout petit mot de 5 lettres trop souvent mis de côté lorsqu’il s’agit de repentance et qui pourtant – à mon humble avis – va presque automatiquement avec la grâce.

J’ai faillis poursuivre en précisant « la grâce… de DIEU » car c’est bien là mon objet. Mais pourtant, même en dehors de la grâce divine, n’est-ce pas ce qui est souvent clamé même dans la justice humaine ? Lorsqu’un repenti de quelque milieu qu’il soit sorti, clame un sincère repentir, n’obtient-il pas précisément et très souvent la grâce des hommes ? Combien de fois n’a-t-on pas attendu de la part du pire criminel un mouvement de repentir envers les familles de ses victimes ? Mouvement qui n’aurait parfois pas suffit à accorder une grâce totale, mais tout au moins un jugement atténué ? Alors pourquoi ce mot repentance a-t-elle si mauvaise connotation quand il en est question dans l’invitation évangélique qui consiste à annoncer le salut pour quiconque se repent ? Quelques questions de réflexion :

  • Ø A-t-on trop souvent opposé à ce mot la pénitence ?
  • Ø Est-ce l’aspect du renoncement qui devrait suivre la repentance et qui semble impossible, voire pire, au goût amer de la punition ?
  • Ø A-t-on simplement oublié ce que peut produire une sincère repentance ?

« Un peu de tout »… ai-je envie de dire et oui je répondrai que

-  La repentance n’a rien de commun avec la pénitence

-  La repentance demandée par Dieu n’est pas une punition (*)

-  Le renoncement aux choses passées – à ce qui nous séparait de Dieu, c'est-à-dire au péché n’est pas chose facile… mais bel et bien chose impossible à l’homme non gracié ! C’est un CADEAU divin, ce n’est ni plus ni moins un MIRACLE dont Dieu seul est l’auteur.

-  La repentance est une SEMENCE déposée dans la vie de la personne qui en fait le choix, qui en prend la décision et cette semence produit des choses étonnantes comme :

  • le miracle du renoncement au péché
  • le miracle de la Grâce de Dieu
  • le miracle du Pardon de Dieu qui a le pouvoir d’aller jusqu’au pardon de soi, pour recevoir le pardon des autres
  • le miracle de la libération
  • le miracle de la guérison
  • le miracle de la restauration
  • UNE VIE NOUVELLE !

 

Sans une sincère repentance, nul pécheur ne peut parvenir à ces miracles qui sont autant de résultats que de cadeaux divins et qui font de la repentance l’expérience la plus enrichissante, la plus libératrice, dans la vie du chrétien.

C’est pour cette raison que j’ai à cœur de partager dans ces lignes ma propre expérience de ce qu’a été ma repentance car c’est la chose la plus extraordinaire qui m’ait été donné de vivre dans ma vie chrétienne !

Aujourd’hui, je peux affirmer haut et fort que le mot « repentance » résonne pour moi comme le plus beau vocable qui ait été donné aux hommes. C’est le plus beau mot qui m’a été donner de déguster, mois après mois, année après année, car c’est bien de cela qu’il s’est agit dans ma vie : le chemin de ma repentance a été long, progressif mais totalement libérateur !

 

Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants du Chemin de Croix effectués par mes frères et sœurs catholiques à la veille de Pâques. Et si je ne l’ai pas toujours compris, je l’ai respecté en me disant « qu’ils étaient bien courageux » mais je déplore en quelque sorte qu’ils n’aient pas compris que le Seigneur avait fait ce chemin pour nous et que nous étions tout simplement invités à mettre à notre actif ce chemin douloureux parcouru par le Christ qui a tout accompli pour nous !

 

Toutefois, aujourd’hui, j’aimerais revisiter l’aspect de ce cheminement entrepris dans les empreintes du Christ non pas sur le chemin du Calvaire, c'est-à-dire de la mort, mais sur les empreintes de Jésus-Christ ressuscité !

 

Je suis persuadée que pour la plupart des personnes le chemin de la repentance est quelque chose de clair, net, rapide, définitif et qu’ils n’ont plus besoin d’y revenir des années durant… Je suis certainement la plus lente, la plus longue à comprendre et la plus compliquée des personnes à qui il aura fallut des étapes pour en saisir toute la profondeur. Mais je ne suis peut-être pas la seule dans ce cas et c’est pour cette raison que j’ai à cœur de partager ce chemin qu’a été le mien et qui n’a aucune autorité d’enseignement dogmatique sur la repentance mais qui se voudrait être tout simplement un témoignage de ce que peut être une repentance à étapes !

 

Pour avoir été invitée à plusieurs reprises à rendre mon témoignage sur « ma victoire sur mon passé » ou « ne plus jamais être rattrapée par mon passé »… la prédication de ce 19 novembre 2006 m’a permis de revoir ma copie et de me replonger dans ce merveilleux thème de la repentance, source de libération du passé !

 

Il y était question de la parabole sur l’ivraie qui croît avec la bonne semence dans le champ du monde et qui est aussi une réalité dans le champ de l’église. Les exemples d’ivraie croissant dans l’église de ce 21ème siècle qui font la UNE de certains journaux, les exemples d’ivraie qui se trouvaient au sein du peuple d’Israël – peuple choisi de Dieu – ont été évoqués et le rappel que Dieu tolère cette situation pour nous protéger d’une destruction massive que produirait l’arrachage de ces ivraies dès maintenant et qui ne sera effectuée qu’à la fin du temps marqué par Dieu… mais peut-être pas uniquement pour cette raison, mais encore et encore, à cause de la patience divine qui espère en la manifestation du miracle de la transformation de cette ivraie en bonne semence. Certes, sur le plan agricole, cela semble strictement impossible, aucune mauvaise herbe ne pouvant devenir une bonne semence, mais par le miracle de la Croix, Dieu rend possible cette métamorphose, et les exemples en sont nombreux, depuis l’histoire du peuple d’Israël à nos jours…

Et j’en étais de cette ivraie, bonne à jeter au feu, comme le furent les exemples cités dans la prédication de ce dimanche, David le bien-aimé de l’Eternel, aussi bien que l’horrible roi Manassé, furent non seulement pardonnés mais restaurés dans leurs fonctions.

Nos églises ne sont-elles pas précisément remplies de ces ivraies transformées génétiquement et métamorphosées en plantes saines, utiles et porteuses de bons fruits ?

 

Seule la puissance de transformation a pu réaliser ces exploits mais sous quelle condition ?

LA REPENTANCE !

 

Alors comprenez-vous pourquoi maintenant, ce mot est pour moi le plus beau ?

La repentance LA plus fabuleuse expérience qui nous aient été donnée de vivre ?

Certes, l’amour, le pardon, la grâce, la paix, la liberté, la joie, semblent bien plus grands, plus chauds, plus profonds, plus parlants… mais est-il possible d’accéder à toutes ces choses SANS repentance ? J’en doute !

 

Y a-t-il plusieurs types de repentance ?

Existe-t-il des stades de repentance ?

Est-il possible d’évaluer la qualité de la repentance ?

Il n’est pas question pour moi de juger qui que ce soit, ni de donner une thèse du « comment se repentir vraiment » !

Mais en ce qui me concerne – pour ma vie personnelle – une seule chose a certainement été LE déclencheur du processus de guérison SUR le chemin de ma repentance :

 

- à partir du moment où j’ai compris que je n’avais plus à me justifier ni à m’expliquer du « comment ai-je pu tomber si bas ? »… j’ai commencé à saisir la valeur de la « non revendication » dans ma vie. J’ai alors cessé de revendiquer « mon bon droit » dans certaines situations, ni même les injustices subies, ni même les souffrances et encore moins mes émotions…

 

-  plus aucune excuse même pas celles qui semblaient les plus valables et qui se cachaient parfois derrière des aspects de « vérité spirituelle » ou au parfum des « attaques du diable » contre lesquelles je ne pouvais rien…

-  plus d’apitoiement sur moi-même de la condition qui « aurait pu me pousser à pécher »…

-  reconnaissance absolue du fait de n’avoir pas honoré Dieu dans mes actes …

-  une seule et unique chose me restait possible : poser les armes, lâcher prise et m’incliner devant le trône du Dieu Tout Puissant qui m’a conduite au pied de la Croix de Jésus-Christ pour lui demander PARDON… « pardon tout court » et non plus « pardon Seigneur… mais… tu sais.. » …

- pour moi c’est ça la repentance telle que seuls la Grâce et l’Amour du Père en Jésus-Christ peut faire croître en nous pour notre totale libération.

 

(*)… punition … ? C’est le diable qui veut nous punir encore et encore de vouloir entamer le chemin de la repentance et du pardon… Le profond désir de Dieu c’est de nous pardonner pour nous voir libres de toutes entraves que le diable veut remettre sans cesse à nos pieds… (et à tous les membres de notre corps mais bien plus encore à notre âme…)

La punition qui nous revenait est tombée sur Jésus-Christ qui l’a subie, portée et en a payé le prix cher, le prix de SA VIE POUR NOUS ! Nous n’avons plus à payer aucune facture, aucune note résiduelle d’une petit truc qu’on aurait oublié de régler dans le classeurs de nos actes… Christ a tout payé, et sa réponse à notre repentance, c’est l’acte de « rémission totale de nos dettes »… !

Novembre 2006



23/10/2015
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