Les Cahiers de Martine

Les Cahiers de Martine

Le Bien et le Mal

Je m'interroge...

Ce soir 28 juin 2005, couchée ou plutôt terrassée par un mal de tête qui ne me quitte plus depuis deux jours, ma pensée divague au rythme de mon sang qui tape pour se frayer un passage quelque part où il devrait circuler normalement…

Comme très souvent c’est dans de tels moments que des pensées révélatrices et souvent des plus constructives se bousculent dans cette pauvre tête fatiguée… Une explication scientifique serait bienvenue pour m’expliquer ce phénomène : « pourquoi maintenant alors que j’ai tant besoin de détente ? » restée sans réponse à ce jour, excepté une certaine notion d’un « laisser aller » qui éclaircirait mon analyse personnelle de ma situation … Complètement livrée à moi-même, face à ma seule existence, coupée de tout ce qui se passe alentour,  mon âme est alors libre de s’exprimer… ? Peut-être. Toujours est-il qu’il n’est pas facile de mettre de l’ordre plus tard et qu’il est bon que je puisse rapidement me relever et dactylographier le résultat d’élucubrations de mon esprit ou alors d’une inspiration puisée dans ma communion d’esprit avec mon Créateur auquel je remets mon corps, âme et esprit lorsque plus rien ne va comme je ne sais pas si bien le faire quand tout va bien et que mes capacités me font reprendre le contrôle sur ma vie… (???).

Qu’importe ! Ce soir, ma réflexion porte sur cette sempiternelle question : « où est le bien – où est le mal ? ».

Oserai-je enfin y répondre comme je le pense du fond de mon cœur ? Saurai-je enfin exprimer mon intime conviction en la matière ? Ne craindrai-je pas – une fois encore – de choquer, heurter ou blesser ceux qui ne partageront pas la même vision des choses ? Serai-je capable d’affronter le regard désapprobateur des gens que j’aime ?

Au nom de ma fichue indulgence ou de la tolérance tellement à la mode en ce 21ème siècle, me tairai-je encore… ou chercherai-je des mots masqués pour éviter le désaccord… des phrases mesurées adaptées à tout le monde, contentant ainsi les avis les plus divers pour éviter un débat aussi stérile qu’inutile… ? Mieux – ou pire – pour ne point paraître prétentieuse ou par crainte d’être jugée orgueilleuse et imbue de mon avis personnel, garderai-je pour moi mes convictions personnelles ?

Peut-être bien, car je vis ainsi depuis des années et qu’est-ce qui a changé aujourd’hui pour que je change de cap et trouve enfin le courage de me laisser connaître telle que je suis sans compromis ?

Mais pour qui se prend-elle pour oser déterminer ce qui est bien et ce qui est mal ? Ces deux mondes existent au su de tous… mais oser affirmer qu’on en connaît le sens ou pire encore : l’origine… alors là, elle dépasse les bornes.

Aussi,

-       pour ceux qui se sentiraient dès lors offusqués, vous pouvez stopper la lecture de ces lignes…

-       pour les curieux, poursuivez avec méfiance ou amusement…

-       pour les sceptiques, à votre guise…

-       pour les initiés aux palabres, débats, rhétoriques et polémiques, attendez d’en terminer la lecture et exprimez-vous en retour aussi librement que moi, j’en assumerai les conséquences…

 

Terminologie

Vous pouvez les appeler comme vous voulez, le bien et le mal existent. Par certaines philosophes, politiciens ou par le commun des mortels nihiliste ils seront nommés :

-          négatif et positif

-          yin et yang

-          pôles opposés

-          noir et blanc

-          nord et sud

-          capitalisme et socialisme

-          droite et gauche

-          forces cosmiques

-          monde d’en haut et monde d’en bas

-          lumière et ténèbre

Vous pourrez allonger la liste à l’infini, mais dans tout esprit humain il est admis qu’il existe deux pôles d’attractions opposés qui se disputent le droit de dominer…

Quant à moi, comme j’ai décidé de me débarrasser de ma langue de bois, je nommerai chaque chose par son nom dont je suis convaincue qu’elles existent et qu’elles se combattent sur notre planète terre depuis l’histoire de notre humanité :

-          Le royaume de Dieu qui veut le BIEN de l’humanité qu’Il a créée pour son vivre à ses côtés

-          Le royaume de Satan qui veut la destruction de ce que Dieu a créé

Ce n’est pas le fait d’y croire, d’en douter ou d’en réfuter l’existence qui changera la réalité de ce qui est, qui a toujours été et qui sera jusqu’à la fin des temps qui changera l’ordre des choses dont tout le monde est témoin chaque jour que nous vivons : le bien et le mal se disputent le terrain de nos vies et se sont déclarés la guerre jusqu’à totale victoire !

Croire plus à l’un qu’à l’autre ne changera rien à la réalité. Trouver « sa » vérité dans l’une ou l’autre philosophie, religiosité, athéisme ou croyance n’enlèvera pas un iota au déroulement des événements qui bouleversent notre quotidien même si l’on en dénie l’importance – par fatalisme, peur ou politique de l’autruche – les choses sont ce qu’elles sont et les journaux, les médias en font état chaque jour que Dieu fait !

Donc, mon objet ici n’est pas d’essayer de convaincre les uns et les autres, ni de vous rallier à mon avis, que nenni ! Mon but est uniquement un besoin que je ressens depuis plusieurs mois de pouvoir m’exprimer le plus honnêtement possible sur mes choix, mon style de vie, mes options et mon langage. La source de ce besoin se situe peut-être au niveau de ma santé dont chacun connaît l’état vacillant. L’affection dont je souffre devient le point de mire des psy qui en cherchent l’origine psychosomatique et des chercheurs rhumatologues qui se perdent en conjectures, incompréhensions ou négations…

Certes, depuis 1998 j’ai eu tout le loisir d’en analyser sinon la cause, du moins les causes à effets qui effectivement sont étroitement liées à mon être psychique (esprit), spirituel (âme) et physique (corps). C’est certainement par la fibromyalgie que je me suis retrouvée contrainte à une analyse personnelle de ma vie passée en passant pas une psychothérapie qui m’a conduite sur le chemin d’une guérison intérieure mais bien davantage encore. Puis en retournant sur mes pas de chrétienne convaincue de l’existence de Dieu et de son pouvoir de régénération dans la vie de tout être humain qui s’en remet à Lui.

Mais alors pourquoi ne suis-je pas guérie ? Je n’ai pas de réponse. Je ne cherche pas d’échappatoire à cette question, j’en apprendrai plus quand je me retrouverai Là-Haut près de Lui, puisque dès lors la connaissance de toutes choses nous sera acquise.

En attendant je continue à m’interroger et à découvrir, pas à pas, certains aspects de la vie, de ma vie qui font (ou qui ont fait) que j’en sois réduite à vivre au rythme du caprice d’une maladie qui n’en est pas vraiment une, qu’on nomme « affection » ou « syndrome », autant de termes génériques qui illustrent bien le trouble que sème ce genre de maladie. Moi je la nomme secrètement : la menteuse ! (et voilà ce n’est plus un secret !)

Ce sont précisément mes interrogations et introspections qui – depuis 7 ans – m’amènent aujourd’hui à considérer ce qu’est Le Bien et Le Mal.

 

C’est surtout sans aucun jugement envers ceux qui ne partagent pas mon avis que j’écris ces lignes ! Bien au contraire, vous tous mes amis qui n’usez pas le fond de vos vêtements à mes côtés sur des bancs d’église, vous savez à quel point je vous aime et que vos avis contraires n’affecteront jamais mes sentiments envers vous ! Mais c’est précisément au nom de cette amitié que j’ai décidé de ne plus cacher mes convictions ni vous laisser croire que je pense toujours comme vous lorsque nous vivons de précieux moments de partage autour d’un repas, par e-mail ou lors de conversations téléphoniques… Non, c’est décidé, je vais essayer de (verbe à bannir, je suis d’accord) ne plus utiliser la langue de bois qui a trop souvent été la mienne durant ces nombreuses années passées.

A priori, c’est par respect que je m’exprime que trop rarement au sujet de mes convictions spirituelles. Ma tolérance envers ceux qui pensent autrement que moi et mon affection pour mes « semblables-contraires » m’ont toujours fermé la bouche lorsque j’aurais certainement dû l’ouvrir, sinon pour vous convaincre, du moins par droiture et sincérité.

Un regard sur les 30 années écoulées me forcent à une constatation : ceux qui ne pensent pas comme moi (parmi vous mes amis comme parmi les gens de la rue) ne prennent pas tant de gants pour s’exprimer… à la limite de l’irrespect, ils crient haut et fort leurs convictions (qui, soit dit en passant, changent souvent au cours du temps, selon la force des vents et des modes). De leur part, nul n’attend de tolérance, beaucoup s’esclaffent de rire devant leurs « bons mots » et leur courage d’expression virulente… on ira jusqu’à affirmer que ceux-ci osent dire tout haut ce que tout le monde pensent tout bas… mais voilà ceux qui pensent tout bas autre chose – comme moi par exemple – on le pense si bas que personne ne le sait !

 

Or, je me rends compte que cette tolérance est attendue justement de la part de ceux qui ont des principes moraux, une hygiène de vie, qui sont autant d’options déplaisantes car elles dérangent.

Tolérance et respect d’autrui sont toujours grandement attendus de la part des chrétiens en particulier. En effet :

-      On ne demandera pas à l’ascète tibétain de tolérer les autres modes de vie ; on ne vit pas comme lui mais on ira jusqu’à le citer en exemple, voire l’admirer.

-      On n’exigera pas du musulman de respecter le chrétien, et on évitera même de citer le nom du Christ en sa présence par égard envers lui qui vit en pays christianisé…

-      On n’attendra pas de l’athée qu’il cesse ses plaisanteries de goûts douteux sur Dieu, bien au contraire, des éclats de rire l’accompagneront très souvent…

-      On s’excusera devant l’homosexuel après avoir lâché une blague sans avoir remarqué sa présence…

-      On encensera les histoires d’adultères, de beuveries et de sexe et elles feront partie du répertoire le plus apprécié des soirées entre amis…

Par contre,

-      On se rirait d’un chrétien qui oserait demander la bénédiction sur son repas dans un lieu public et on fera remarquer qu’il pourrait « garder sa foi pour lui et ne pas l’exposer aux regards de tous »…

-     On n’apprécierait pas qu’un croyant convaincu prenne 5 minutes pour exposer les circonstances de sa conversion ; cela n’intéresserait que trop peu de monde d’une part et cela pourrait heurter les antireligieux d’autre part…

-     On ferait vite taire le chrétien qui entonnerait un cantique dans un lieu public… ou tout du moins, on s’éloignerait vite de lui : ce serait bien trop gênant !

-     On critique des parents qui enseignent à leurs enfants comment prier et lire la bible, sous prétexte qu’ils les « intoxiquent », mais on ne s’inquiète pas de l’intoxication des médias car là, c’est de la culture au milieu de laquelle ils pourront faire leurs choix plus tard…

-    On ricanerait à la réception d’un prospectus chrétien d’invitation à une réunion d’évangélisation ou d’étude biblique, mais on ferme les yeux sur les dangers d’une propagande écrite ou visuelle sur des thèmes diaboliques, démoniaques, occultes et j’en passe, souvent servis dans chaque feuilleton télévisé même pour les ados…

-     On laisse s’infiltrer l’idée du libre choix de vie pour la jeunesse, de prendre leur plaisir là où il se trouve, comme ils le veulent dans une liberté sexuelle débridée de tous bords, mais on s’insurge contre les chrétiens qui osent mettre en garde de telles déviances qui auraient immanquablement des répercussions sur la vie.

-     On juge les chrétiens de fous illuminés, bornés et démodés ; mais on considère que la prostitution, l’homosexualité, l’avortement, la pornographie, les jeux de rôles, la cartomancie, l’occultisme et le satanisme font désormais partie de notre société moderne, qu’on y peut rien, et qu’il faut être ouvert sur le monde…

Alors j’enrage ! Oui j’enrage, car le christianisme s’est muselé depuis des décennies. Ou plutôt le protestantisme et ses dérivés, les évangéliques en particulier, car le clergé catholique ne se gêne pas d’exposer ses lois extrêmes telles que contre les préservatifs, contre la pilule et le planning familial, le divorce etc.…  Et si je ne les approuve pas sur tous les points, je leur accorde au moins le prix de leur courage car leurs discours ne sont pas populaires mais ils n’ont pas peur de déplaire.

Nous, plus larges d’esprit, on s’est voulus ouverts et à force de s’ouvrir on a perdu le sens de l’essentiel qui n’est pas le jugement de ces choses qui se passent et certes inévitables, mais nous adoptons une prise de position qui n’est autre qu’une obtempération, c'est-à-dire que nous ne prenons plus position…

Tout le monde y l’est gentil – tout le monde y l’est bon – tout le monde y l’a raison…

Non, non et non ! Je ne suis pas d’accord. Nous devons oser dire ce que nous ressentons comme juste ou faux, bien ou mal, sans quoi nous arrivons à une société qui fini par admettre l’inacceptable, en minimisant les actes les plus sordides.

A titre d’exemple, si au siècle passé, exploiter et abuser d’un enfant restait impuni… et si aujourd’hui, on accepte les abominations sexuelles de tout poil, un jour reviendra où le plaisir des hommes sera prioritaire – déjà aujourd’hui comme ils veulent, en faisant l’amour quand, où, comment et avec qui ils veulent – demain, s’ils décident que le plaisir pris avec un enfant est naturel, cela fera partie de la vie normale !

 

Si les chrétiens restent muselés et ne se font pas porte-parole de Dieu pour rappeler ce qui est abominable à Ses yeux, le monde de demain sera pire que Sodome et Gomorrhe et la faute se retournera contre ceux qui désapprouvaient mais restaient silencieux par respect et tolérance (dont je suis).

 

Dans une certaine mesure on peut dire que Dieu est tolérant et respectueux. Il ne force pas l’être humain à marcher dans les voies qu’Il a prévues pour lui. Mais il n’a aucune tolérance pour le mal, pour les abominations commises par les hommes, pour les actes qui le séparent définitivement du bien, c'est-à-dire de Lui. C’est ce qu’on appelle le péché, qui ne veut rien dire d’autre que de « manquer le but »… car le but pour lequel nous avons été créés n’est pas celui vers lequel nous arrivons à grands pas ! Et il est temps d’oser le dire, le crier et l’exprimer par tous les moyens que nous pourrons utiliser. Mais surtout par le moyen personnel dans nos relations avec nos amis. Oser enfin dire que je ne suis pas d’accord.

Voilà ce que je voulais faire en écrivant ces lignes !

Or, depuis que j’ai décidé de jeter cartes sur table et être vraie, dire et proclamer ce qui se passe dans ma vie depuis plusieurs années et surtout ces derniers mois, je vis des choses assez particulières.

Alors que j’allais beaucoup mieux physiquement. Alors que je m’apprête à témoigner des victoires remportées sur mon passé et de mes guérisons psychiques et spirituelles. Alors que j’ai été invitée à le faire dans des petits groupes de gens qui souhaitent avancer dans leurs vies et qui sont entravés par leurs passés. Alors que mon témoignage apporte une petite contribution d’encouragement pour certaines personnes. Alors que je m’engage plus largement en reprenant du service avec un travail de conseillère sur un site internet chrétien (vaste champ missionnaire des temps modernes)… que se passe-t-il ? Je vais de mieux en mieux moralement, psychiquement et spirituellement, je vois des réponses tangibles et concrètes à mes prières, je vis des « petits miracles » dans ma vie…

Mais !

Ma santé décline, mes douleurs reviennent, ma fatigue redouble et mes migraines jouent à la ritournelle…

A votre avis, pourquoi ?

Parce que je fais fausse route ? Parce que je me trompe ? Parce que ma guérison est bidon ?

Non, je ne le pense pas.

La vie est un combat. Tout le monde le sait. Mais elle le devient d’autant plus quand on « s’attaque » à des choses invisibles, telles que le monde spirituel. Et ce monde là, c’est la lutte entre le bien et le mal, entre le Créateur et le destructeur, entre Dieu et Satan. Et cette lutte-là a un prix. Non pas un prix que je suis en mesure de payer, car il a été payé sur la Croix par le sacrifice de Jésus-Christ. Mais il en est un qui fera tout pour me faire taire, pour me « remettre à ma place de « silencieuse tolérante » et contre cela je dois me battre… et mon corps en pâtit.

Alors en bonne santé ou malade. Douloureuse dans tout mon corps ou vaillante, je ne veux pas me laisser abattre et je souhaite garder le cap que je me suis fixée : dire ce que je crois, comme je le pense afin qu’il ne me soit pas reproché un jour d’avoir gardé ce trésor pour moi toute seule.

Voilà l’explication de mes hauts et de mes bas de ces derniers mois.

Ce langage est connu du monde chrétien évangélique. C’est du latin pour ceux qui n’en connaissent pas la portée. Mais je ne vous crois pas stupides et je pense que vous serez en mesure de le comprendre. Il existe des forces spirituelles qui régissent le monde et ces forces ont été vaincues par le Christ.  A moi de m’en saisir par la foi…

Merci.

                        'Tine



23/09/2015
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